Un échange s'est engagé avec Philippe Charpentier (http://www.philippecharpentier.net/) à la suite de l'extrait précédent de mon roman "Le Rêve d'Orphée"... (http://ericlow.over-blog.com/archive-11-12-2006.html)
Le sujet n'en est pas neuf, mais il me passionne toujours autant, car on y cause de la seule activité qui m'intéresse : écrire...
Sans la permission de P.C. (qui peut demander que j'ôte tout ça), je recopie le début de cet échange, qu'il serait peut-être intéresssant de poursuivre à plus de 2 ?
P.C. : Moi je parlerais d'une écriture automatique Célinienne.
quel honneur ! merci Philippe !
à noter : je n'avais pas encore Céline, je me suis bien rattrapé depuis...
à l'époque j'avais + ou - digéré H. Miller, J. Joyce, M. Lowry, & les classiques... mais pas Céline, qui, c'est vrai, a ensuite eu beaucoup d'influence également...
tout est affaire de digestion... & que ça ne donne pas que de la merde !... je ne suis pas le bon juge en ce qui concerne ce que j'écris...
j'essaie de conserver la fougue, la verve & l'exigence que j'avais alors (à 20 ans)... & j'ai toujours affirmé qu'il faut être à la fois très humble (après tous ces grands) & très présomptueux pour se lancer quand même... je suis 1 peu tout ça...
& je présume qu'il en va de même pour toi qui peint ?
l'essentiel est d'essayer d'apporter quelque chose d'inédit... question de (bonne) volonté... c'est beaucoup d'énergie & de désillusions... surtout pour se faire reconnaître... ce que je ne sais pas faire (pas doué pour faire le VRP de ce que j'écris : je comptais sur internet... tu vois le résultat !)
tu vois que j'ai pris ton commentaire très au sérieux, parfois on se laisse surprendre... 1 000 excuses...
P.C. : Je ne pense pas que l'inédit ou la recherche de la nouveauté doive être le but (tout a été fait) ce qui est important c'est d'être SOI dans ce qu'on fait , c'est la seule chose nouvelle puisqu'on est unique.
C'était le proverbe du jour.
tout n'a pas été fait... on avance par sauts qualitatifs (au sens de "changement de nature") : il y a eu 1 avant & 1 après Socrate / Rabelais / Shakespeare / Rimbaud / Joyce / Proust / Céline / Cézanne / Picasso / Mozart / Parker... rien n'empêche que cela se reproduise...
qualitatif : car même si les 1 & les autres n'eussent existé sans leurs prédécesseurs, ils n'ont pas simplement prolongé ce qui existait, ils l'ont bouleversé... après, ça plait ou non, mais ça n'est pas la question...
dire que tout a été fait, c'est finalement adopter la position des zauteurs de la Renaissance ou du Parnasse qui estimaient qu'il n'y avait plus qu'à reproduire...
par contre : oui c'est important de ne pas tricher avec soi-même, mais en cela on peut parvenir à la nouveauté : les histoires au fond doivent peu changer, mais le style étant le fond on peut aboutir à 1 réelle innovation créatrice... comme disait Ellington : "peu importe ce qu'on joue, ce qui compte, c'est comment on le joue"...
par exemple : les phrases de Malcolm Lowry ne sont peut-être pas révolutionnaires en elles-mêmes, mais la construction en 12 heures / mois était inédite… en y incluant en outre des symboles cabbalistiques pour créer finalement 1 vision différente de la réalité...
pour celui qui fait 1 effort, sa vision est unique...










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