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"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

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Jeudi 30 novembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

je suis désolé de difficilement parvenir à laisser des commentaires sur vos blogs quand presque systématiquement 1 gros & gras troll aviné & hargneux repasse derrière pour détourner chaque fois mes propos en tentant ainsi de me fâcher avec tout 1 chacun... il a probablement sa dent unique contre moi & semble incapable d'accepter qu'on ne soit pas ébloui par la lumière qu'il pense diffuser... ainsi me poursuit-il de ses jambes cagneuses aux pieds fourchus de commentaire en commentaire & d'article en article... j'ai du mal à comprendre cette attitude persistante : j'ai déjà fait remarquer que sur la virtuelle planète aux 40 millions de blogs, il devrait y avoir de la place pour tout le monde,& l'on n'est pas tous obligés de se plaire réciproquement, donc la devise devrait être : "vivre & laisser vivre"...

il est donc heureux que certains aient les blogs pour se défouler, dans la vie réelle ils se prendraient pas mal de coups de pied au cul & cela leur remettrait peut-être les idées en place ?

en tout cas, BDDB ( "Benito Dieu Des Blogs") veut me chasser de "sa" planète bloggesque : comme cette planète n'existe que dans la virtualité, je vais probablement me casser car visiblement je prends trop de place au gré de Sa Suffisance : il pourra enfin respirer & montrer comme il brille dans son petit monde...

ainsi reprendra-t-il sa bedonnante course laborieuse de blog en blog pour vous informer qu'il a déjà tout fait avant vous, tout compris avant vous, tout photographié avant vous, & que finalement le pauvre monde n'est qu'1 plagiat de "sa-vie-son-oeuvre"... puisse-t-il enfin trouver la paix !

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Lundi 27 novembre 2006
publié dans : Feuilleton MALCOLM

avant de se transformer définitivement en ravitaillement pour le cap’taine Igloo, tout le monde se rentra dans le home sweet home de Malcolm… on échangea les nouvelles… Malcolm présenta ses collègues de chambrée & sa marmaille aux 2 Bill médusés…

 

après 1 repas de fête auquel participa tout le village (car pour les Inuits, tout événement est prétexte à faire la fête), chacun se trouva 1 coin confortable pour dormir… ce qui n’est guère facilité par la forme circulaire d’1 igloo…

 

au réveil, Malcolm interpella Bill

 

« hein ? » fit Bill

 

« non , pas toi, je parle à Bill ! »

 

« ah bon, désolé ! » répondit Bill

 

« alors que veux-tu ? » demanda Bill

 

« ah ! c’est trop compliqué de vous appeler Bill tous les 2 !… je vais vous appeler Stanislas… c’est plus compliqué à taper, mais ça ne ressemble pas à Bill, au moins !… bon.. je veux savoir ce que t’es venu faire ici ?… me chercher ?… maintenant que t’es naufragé comme moi, va falloir que je t’enseigne la chasse à l’ours !… »

 

« pas question ! » s’exclama Stanislas

 

« on n’est pas là pour rester ! » ajouta Stanislas

 

« absolument ! » renchérit Stanislas

 

« cessez de me piquer mes répliques ! » grogna Stanislas

 

« qu’en savez-vous ? » rétorqua Stanislas

 

tout ça devenait très confus… c’est inuit comme les détails peuvent avoir leur importance…

 

pour faciliter l’affaire, Stanislas résolu de sortir essayer de faire fonctionner la radio…

 

satisfait, Stanislas reprit la discussion avec Malcolm…

 

« tu comptes bien revenir à N-Y, tout de même ?… »

 

« bien sûr !… mais maintenant que Stanislas & toi vous êtes plantés, on n’est pas plus avancés !… j’espère que la radio fonctionne… »

 

tout joyeux, Stanislas venait de rentrer… il les interrompit :

 

« super, les mecs : la radio fonctionne… j’ai pu capter le dernier single de Britney Spear !… »

 

« andouille ! s’écria Stanislas, ce qu’on veut savoir, c’est si on peut émettre ? »

 

« juste des hypothèses » répondit Stanislas, vexé, qui alla bouder dans 1 coin… avec les difficultés sus-mentionnées…

 

LA SUITE UN DE CES JOURS…

 

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Dimanche 26 novembre 2006
publié dans : Publicité !

à celles & ceusses qui fréquentent mon blog habituellement : vous remarquerez 1 nouveau lien, celui d'1 mec qui signe Gégé...

http://www.starting-blog.org/

voici le dessin qu'il m'a laissé en commentaire d'1 article précédent :

1 trait à la Gotlieb, le souci du détail qui tue (j'adore les tongues & le rouleau de p-q au sol !)

 & sur son blog y'en a des tas comme ça !

(je le recommande particulièrement à Princesse Ann, trop novice en rugby & qui a besoin d'1 cours ou 2...)

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Dimanche 26 novembre 2006
publié dans : Feuilleton MALCOLM

épisodes précédents : voir dans "Catégories" : "feuilleton Malcolm"

forcément, quand on entreprend des recherches à la manière uhessienne, on loue le gros nélico… direct… l’efficacité yankee ne doit pas céder… jamais : l’aller-retour est planifié en 2 jours & doit s’effectuer dans la journée : s’agirait pas d’rater les fax au bureau qui sautent de la machine comme des toasts d’1 grille-pain…

ainsi, Bill (appelons-le ainsi : 4 lettres rapprochées sur le clavier, c’est rapide à taper) se lança-t-il vers le Groenland, revêtu d’1 ensemble « parka-pantalon-moufles-bonnet-caleçon long » spécial » Pôle nord » & siglé haute couture, parce que  « quoi merde !… c’est pas parce qu’on va chez les sauvages qu’il faut perdre le respect de soi-même, non ?… »

le gros nélico décolla donc de la côte est du Groenland pour se diriger vers la côte opposée (l’ouest si vous suivez)…

d’après les indications recueillies par les marins danois, il y avait environ 300 km à franchir pour tomber sur Malcolm…

ce que même la puissance uhessienne ne peut maîtriser, ce sont les subites tempêtes de neige qui se lèvent d’1 coup avec des vents à décorner 1 bœuf musqué !

le nélico arrivait en vue du village Inuit où séjournait Malcolm lorsqu’1 rafale plus démente encore que les précédentes le rabattit carrément au sol où il s’écrasa mollement & resta renversé sur le côté…

aucun dommage corporel, mais 1 pale était bien tordue & il serait impossible de redécoller avec !

Malcolm faisait partie de la petite troupe qui se porta au secours de Bill & de son pilote (appelons-le Bill pour faire vite)…

quelles ne furent pas sa surprise & sa joie (c’est la phrase consacrée conseillée par le manuel dans ces circonstances) de découvrir son vieux pote Bill (je parle de Bill bien sûr, pas de Bill !)…

« tu te doutes que je me faisais de la bile » dit Bill

« pourquoi me parles-tu en français ? (why are you speaking to me in french ? ») demanda Malcolm

« because the play on words doesn’t work in english ! (« parce que le jeu de mots ne marche pas en anglais ! ») répondit Bill, vexé…

pour faire simple, je vais continuer en V.F.

« on n’est pas dans la merde ! » dit Bill

« comment ça ? » demanda Bill

« on pourra pas redécoller avec 1 pale dans cet état ! » expliqua Bill

«  qu’est-ce que vous proposez ? » demanda Bill sur le ton du chef prêt à déléguer

« je vais déjà voir si la radio fonctionne » proposa Bill

« écoutez les mecs : moi je n’arrive plus à suivre ! je ne sais plus qui parle ! & je suis sûr que les lecteurs s’y perdent aussi !… » s’exclama Malcolm, « toi Bill, tu seras Bill Un, & vous le pilote du nélico, vous serez Bill Deux… »

« pas d’accord ! » dit Bill-le-pilote, « mon nom de famille c’est Cloone, alors Bill Deux Cloone, je ne suis pas d’accord ! »

« mais de toute façon, en anglais ça n’est pas drôle ! » objecta Malcolm

« ouais, mais auprès des lecteurs français j’ai l’air d’1 con ! »

« sosoyez vous-même & le public vous respectera !… c’est le conconseil que le Gggrrrrand Ziegfield donna à 1 homme popolitique qui par hasard devint d’ailleurs préprésident des Uhessas… & je ne peux que vous recocommander de suivre le mmmême conconseil ! » fit Malcolm qui commençait à claquer des dents

LA SUITE UN DE CES JOURS… 

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Samedi 25 novembre 2006
publié dans : Mythologies

 

 

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Samedi 25 novembre 2006
publié dans : Mythologies

(rapport à l'article "Frankiiie" chantant "Fly me to the moon") moi j'm'en fous : je suis autant fan de Georges que fan de Frank... évidemment j'aurais préféré passer la soirée avec Brassens & ses potes, mais quoi que vous en pensiez, je suis sûr qu'il aimait écouter Sinatra, de la même façon qu'il aimait écouter du jazz ou de la chanson populaire...

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Samedi 25 novembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

les creux d’une mer encore grise

 se confondaient au loin avec des bras de ciel encore bas et terne

 

le vent allait changer tout ça

comme chaque jour il chasserait nuages & restes de nuit

il aérerait la plage

il aplatirait la mer

il déploierait le ciel bleu  

ensuite il se calmerait

en principe pour la journée

laissant le soleil réchauffer la terre

les plantes les âmes fatiguées

& faire éclater mille yeux sur la crête des vagues

mille diamants sur la houle

jusqu’au seuil doré de la plage habitée

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Samedi 25 novembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

lu dans Libération :

le génome du mec Néanderthal (Maurice Néandertal) commence à être séquencé...

on apprend déjà qu'il devait y avoir à tout casser 12 000 ancêtres communs (arrivés d'Afrique avant les charters) à Maurice & à Cro-Magnon (Gérard)...

les 2 espèces se seraient séparées il y a entre 500 000 ans & 370 000 ans... plus qu'il n'en faut pour cuire à la coque 1 oeuf de diplodocus...

faisons-nous 1 raison : il ne reste plus beaucoup de gènes de Maurice en nous...

http://www.liberation.fr/actualite/sciences/217413.FR.php

DERNIERE MINUTE :

grâce aux recherches du Pr Maryse Carpediem : http://carpediemdordogne.com/, nous pouvons bénéficier de la photo du Pr Ginette Néanderthal (puisque certaines voulaient féminiser cet article) :

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Vendredi 24 novembre 2006
publié dans : Mythologies

juste ça : la classe & le swing...

 

prêt(e)s à décoller ?

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Jeudi 23 novembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

"je n'ai pas vu le Temps passer..."

phrase banale... mais qui, certains jours plus que d'autres, prend subitement & sans crier gare force & résonnance quand les mômes vous prennent 1 demi-tête & que les 3/4  de la famille sont au cimetière...

"je n'ai pas vu le Temps passer..."

mais il ne passe pas : c'est nous qui sommes des passants...

parfois des passeurs...

d'1 génération à l'autre...

avant l'oubli.

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Mercredi 22 novembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

remonter vers la maison calfeutrée

se défaire des bottes

des épaisseurs de vêtements

 

attiser le feu dans la cheminée du séjour

& dans le vieux poêle à bois de la cuisine

préparer tranquillement un repas simple

 

attendre le soir

pour faire l’amour

sous le lourd édredon

  

être bien

des heures entières

des nuits entières

des journées entières

 

& se sentir si loin de sa propre existence

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Lundi 20 novembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

EVE

 sensible et douce comme la nuit

 qui s’égrène amoureuse

 aventureuse comme la vie

 qui s'écoule doucement

 comme la vie qui se polit et se satine

 en allant s'user sur le rocher du Temps

EVE

 tes cheveux épars sur tes épaules gracieuses

 ton regard bleu confiant sur ton visage innocent

 repose maintenant sous le voile de tes paupières closes

EVE

 si jolie

 soleil de nuit

 chair de mon fruit

 ton sourire de belle endormie

 me parvient dans la pénombre infinie

 au terme de notre lutte amoureuse

 tu as sombré dans le cercle du sommeil

 sur lequel s'est refermé le cercle de mes bras

 quelque chose flotte dans l'air

 d'indéfinissable et de précieux pour moi qui me souvient

 un parfum de douceur et de volupté

EVE

 dans la sonorité fluide de Charlie Parker

 repose ta chaleur sensuelle

 tes lèvres entrouvertes libèrent ton souffle léger

 je t'enferme dans mes yeux

 et me laisse emporter à mon tour

 sur l'onde magique où dérivent nos heures nocturnes.

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Dimanche 19 novembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

à cette heure il y a 89 extraits de textes de mouah sur ce blog de mierda...

ce blog créé le 20 mai 06 a donc 6 mois & 12 000 "visiteurs"

est-ce assez pour évaluer mon "travail" ?...

lâchez-vous !

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Dimanche 19 novembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

pas la peine de donner son nom, de toutes les façons les curieux iront voir & son blog rank montera (comme je l'ai fait sans savoir où j'atterrirai) mais quand je constate que dans les 50ers il y a 1 blog qui présente le programme de ( l'af ) Front national pour en faire l'apologie, je me demande si le rapport existe entre le classement & la qualité du contenu ?

j'avais déjà des doutes...

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Dimanche 19 novembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

en écho fraternel au texte de Dick Shaver (http://shavertron.over-blog.com/article-4598439.html)

... les marteaux cascadecascadent ma vertu et les cordes, et le piano frémit. Frrrrr... (je suis le piano qui frémit comme Mirella)... Mirella, Mirella... Tou mi Rella... Mes pieds commencent à taper la mesure... Elle gueule. Tant pis de vache pour elle, elle est là pour CA la salope !Hey man ! Regarde ce type ce qu'il fait avec ses petonpetons ! Les lumières sont à misées, bonne ambiance... On ne distingue plus très bien... Est-ce à cause de la fumée des 6 garettes des 7 samouraïs et de ma pipe... Ou est-ce dû aux verres d'alcools divers renouvelés avec soin par le ci serveur si serviable qui compte sur son pour-boire (lui aussi ?) ? On est dans le quartier de Perdidiperdodo. La trompette se lance, qui se tortille et s'accouple avec le saxo ténor. Avec le saxo ténor : c'est du joli ! J'suis bien là... C'est le mi-lieu de la mi-nuit... Déjà tout près du Panthéon, Sam Woodyard tapote ses peaux d’une main simulant le galapogalapogalapo d’un cheval et attrape son verre de l’autre, les yeux dans le vague, légende vivante, espèce en voie d’extinction, de distinction. Hélas, hélas, hélas. Un jour il restera nos disques et nos souvenirs, et moi je pourrai dire je l’ai vu, mais j’en ai vu moins que j’n’en ai raté... Hélas, hélas, hélas. Son bloody mary bien dosé en vodka l’attend sur la table ronde à portée de la main droite. Bloody Guenièvre ! Bloody Mary ! Bloody toutes les femmes ! A Zincourt ? J’y étais ! Vive Shakespeare ! Vive l’Idiot ! Vive le Ritz ! Vive Hemingway ! Vive le Duke ! Vive Paris ! Paris est une fête ! Quand à moi, je commence à pleurnoicher, cotonneux comme un ivre ogne... Mais y’a pas de mâme Scaa’lett à embrocher comme une oie blanche dans ses cotonneuses draperies usagées-défraîchies (ne m’dîtes pas les mecs que vous n’y avez pas pensé, retroussée jambes en l’air sur vos épaules - à l’époque les petites culottes n’existaient pas - ses transes perçants yeux verts vous regardandant la lueur des candélabres, pendant que vous dans la lumière noire de votre projection cinématographispermificale vous la chevauchant derrière les écuries rêviez hennissant de lui projeter votre grosse pipine de collabo humanistmercantile dans son mignon troudunoirpoilupetipoilu convierge de froid’petit’sudist’diabless’salop’perverse intéressée), mon sperme n’ira pas à Scaa’lett... Ma chaudechaude giclée est attendue par une autre... J’en suis sûr... Sûr comme un cador catend plus cune allumette pour embraser embrasser. Frankly my dear, Y don’t give a dam !...Dam dam dam dam... Fait la grosse caisse, une de plus et ça ferait deux grosses caisses, ahaaa frotter les caisses...

La boite devrait être fermée maintenant, mais sur le coup de deux heures a.m., d'autres musiciens U.S. sont arrivés, leurs instruments sous le bras (quel autre endroit trouver ?), pour saluer leurs potes. Un peu partis, d’une façon ou d’une autre... Arrivés, partis, hé hé... ils ont commencé à jouer avant d’ê trassis. La plupart des spectateurs ont déjà levé le camp (le camp à gnôle). Ceux qui restent - les phidèles (PH “ pour faire grec ”) - trépignent et ouiouisent comme des bêtes, emportés comme moi par la spontanéité et le swing des improvisations. Ca n’signifie rien si y’a pas le swing... Un peu E B T, j’ai besoin de prendre l'R un moment (très important le R). De trassis je me mets de bout. D’ailleurs je bande, je jazz bande, y’a pas, j’adore cette miousic... Une nuit comme celle-là y’me faut une femme dans les bras, je peux pas rentrer sans un’femme... Impossibe. Jazz, ivresse, ambiance cosy cool (pour initiés...), et en plus je bande, y’a pas... M’faut une délicieuse pour des délices qui glissent, pour des délires qui girent, pour des soupirs qui empirent, pour des zempires qui soupirent, pour pousser ce qui tire et tirer ce qui pousse, être soûl juste assez pour le panard monstre, pour labourer la femme qui laboure, pour transporter un cul qui culmine, pour défier un con qui condamne, pour condamner la raison qui m’emmerde... Et que j’emmerde. Ecoutez France Cul, la radio qui jamais ne recule, sinon comment veux-tu...

Il a plu dans la soie (d’autres y pètent). La rue est déserte. Les trottoirs et la chaussée sont humides, comme un con qui attend. Les réverbères s'y lampadairent avec difficulté. Ca fait surgir des irritations luisantes à la surface du bitume comme les papilles d’une langue de vierge à sa première pipe. A peine me parviennent les échos assourdis de la musique, mais j’entends une caravan... Deux chameaux passent en tricotant un cache-nez de leurs gambettes, je leur rotoné... J’écoute le murmure de la ville.

La fraîcheur de l'air et le silence dissipent en partie les brumes de mon esprit. Les mains dans les poches, j'avance doucement jusqu'au middle of the rue. La nuit est à moi, A moi. Le Temps s'est tiré... avec le crépuscule. Salaud ! Après quelques minutes, je m'habitue douillettement à la température nocturne qui se fait tiédeur. C'est plus qu'agréable, ça me donne la saveur de la quiétude, comme de plonger tout nu, juste avec sa bite en avant et son couteau, dans un cake aux fruits géant. C’est géant !... La mousse au chocolat c’est pas mal non plus, mais plus courant... Comme la crème chantilly... Faire du ski avec la langue sur un ventre lisse de crème chantilly, âhâââââ... C’est dans ces moments jamais perdus que j’adore les langues étrangères. Une étrangère perdue qui ne maîtrise pas la langue et que l’on recueille du bout de la queue pour la con-duire rue du Plaisir... Hâââââ... Paris est vraiment une fête ! Fête des fesses, rue de l’Odéon, numéro de premier ministre, sous-sol noctambule, comme la rue Delambre... J’aurai pu l’appeler rue Duchibre... Et toujours le jazz... Partout le jazz. Des adresses comme ça dans mes souvenirs de jeune homme bandant, z’était bandant mes années volles, quand z’allais zans retenue, zans remords, et que z’ozais zyeuter sous les zyeux d’une colombe, parce que rien que de voir deux beaux nénés prendre l’air au balcon, je me sentais provoqué, j’avais envie de proposer mon Italie...

Je reviens vers le cleub à pas lents, d’une lenteur de chenille en chaleur. Dans l'embrasure, une silhouette tranche et se découpe un instant sur la lumière intérieure, puis se fond dans la pénombre quand la porte se referme. Je m'approche de la fille qui trébuche en ratanlerebordutrottoir, et je n'ai que le temps de la rattrapehauvoldanmesbras. Elle semble s'y trouver bien... Quant à moi, je ne fait rien pour m'en détacher, mais après un temps qui me parait très court elle me remercie et me repousse gentiment. Je suis schlass et je passe sur la bienséance. Je ne me gêne pas pour la reluquer. Elle est grande, disons un mètre soixante-quinze, et les bons endroits se distinguent facilement (seins, hanches, cul, longues jambes). Elle porte un jean, et son corsage blanc sorti du pantalon flotte au niveau de ses hanches. Je lui souris. Elle me dit quelques mots dont je ne saisis pas très bien le sens (ça vous surprend ?).

Je retourne à l'intérieur, confusément émouscrastifuillé, pensant à ce parfum capicé capiteux dans cette nuit qui comportera certainement quelques uns plus ou moins prévus.

De nouveau assis peinardement, j'accepte un cigare du type qui vient d'en acheter une poignée au bar-man. Je grattegratte une allumette, la fumée âcre monte en cercles vers le plafond jauni du cleub de jazz.

 

 

 Je crois que je ne suis pas en état de rentrer chez moi...

 

 

 

 

Au fait... Y'a pas une fille tout à l'heure qui m'a proposé d'aller chez elle ? Il faut que je la r’trouve pour lui d’mander si c'est sérieux ?... A la réflexion, j'ai pas envie d'être sérieux... Mais j'espère en tout cas que l'offre tient toujours !... Parce que vraiment...

Je devine une présence derrière moi. On doit être en train de me parler mais je ne comprend rien. Je plane. Je crois que je suis blindé, complètement... Hé hé... Je regarde ma montre : cinq heures a.m. Je tâte un sein ferme... Mmm !... C'est à vous ? Je demande à la belle brune qui me soutient et me guide vers la sortie. J'ai déjà dû la voir quelque part, mais où ? Elle m'annonce que c'est bien à elle et me conseille d'en garder pour plus tard.

Une fois de plus la fraîcheur de la nuit me fait du bien, relativement. J'aspire une grande bouffée d'air et m'affale sur le capot de ma bagnole pendant que la brune serviable ouvre les portières.

C'est fait. Elle s'installe derrière le volant, me tire vers l'intérieur et se penche sur moi pour fermer. Je lui caresse la croupe au passage. Cela ne la trouble pas, moi si.

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Dimanche 19 novembre 2006
publié dans : De la création littéraire...

Un échange s'est engagé avec Philippe Charpentier (http://www.philippecharpentier.net/)  à la suite de l'extrait précédent de mon roman "Le Rêve d'Orphée"... (http://ericlow.over-blog.com/archive-11-12-2006.html)

Le sujet n'en est pas neuf, mais il me passionne toujours autant, car on y cause de la seule activité qui m'intéresse : écrire...

Sans la permission de P.C. (qui peut demander que j'ôte tout ça), je recopie le début de cet échange, qu'il serait peut-être intéresssant de poursuivre à plus de 2 ?

P.C. : Moi je parlerais d'une écriture automatique Célinienne.

quel honneur ! merci Philippe !

 à noter : je n'avais pas encore Céline, je me suis bien rattrapé depuis...

 à l'époque j'avais + ou - digéré H. Miller, J. Joyce, M. Lowry, & les classiques... mais pas Céline, qui, c'est vrai, a ensuite eu beaucoup d'influence également...

 tout est affaire de digestion... & que ça ne donne pas que de la merde !... je ne suis pas le bon juge en ce qui concerne ce que j'écris...

 j'essaie de conserver la fougue, la verve & l'exigence que j'avais alors (à 20 ans)... & j'ai toujours affirmé qu'il faut être à la fois très humble (après tous ces grands) & très présomptueux pour se lancer quand même... je suis 1 peu tout ça...

 & je présume qu'il en va de même pour toi qui peint ?

 l'essentiel est d'essayer d'apporter quelque chose d'inédit... question de (bonne) volonté... c'est beaucoup d'énergie & de désillusions... surtout pour se faire reconnaître... ce que je ne sais pas faire (pas doué pour faire le VRP de ce que j'écris : je comptais sur internet... tu vois le résultat !)

 tu vois que j'ai pris ton commentaire très au sérieux, parfois on se laisse surprendre... 1 000 excuses...

  

P.C. : Je ne pense pas que l'inédit ou la recherche de la nouveauté doive être le but (tout a été fait) ce qui est important c'est d'être SOI dans ce qu'on fait , c'est la seule chose nouvelle puisqu'on est unique.
C'était le proverbe du jour.