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"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

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Mardi 30 octobre 2007
publié dans : SARL androïdes et potaches
l'adresse de ce site créé le 18.10.07 & qui fait fureur :
http://martine.logeek.com/
chacun peut se poiler à regarder les trouvailles ds 1  & des autres puis créer soi-même ses propres couvertures

d'autres sites (les inspirateurs) à visiter tout aussi absolument :
http://picasaweb.google.fr/tremechan
http://demesuredupossible.joueb.com/news/sos-fantomette

il s'agit de détourner de la manière la plus gratinée possible & la plus politiquement incorrecte possible des couvertures

voici quelques bétises que j'ai eu la faiblese de commettre :


MARTINE1.jpg

MARTINE14.jpg

MARTINE21.jpg

MARTINE9.jpg
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Lundi 29 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

après avoir déambulé durant 1 éternité

c’est-à-dire moins d’1 instant

& plus que mille ans

dans les ténébreux passages souterrains

des profondeurs telluriennes

là où les spectres ne connaissent pas le Temps

puisqu’il n’y a pas de matière

il surgit parfois lorsqu’1 porte s’entrouvre

aux heures les plus profondes de la nuit

comme dans 1 plein jour

c’est le père d’Ulysse

c’est le père de Hamlet

c’est la longue cohorte de tous les pères

appelés par tous les fils

ils n’apparaissent que voilés

dans les surfaces miroirs

étangs

vitres

photographies

rêves

on attend qu’ils expliquent

mais ils ne disent rien

ils laissent les questions en suspens

le fils est devenu père

le père redevient fils

on devine seulement leur présence sans dimension

dans 1 vibration différente désynchronisée

ils ne renseignent ni sur la Vie

ni sur la Mort

ils ne rassurent pas

ils ne consolent pas

ils n’ont aucune tâche définie

sinon de provoquer les insomnies

ils sont comme le murmure de la fontaine

comme 1 chuchotement

comme le vent dans les branches

ils ne sont ni la Paix ni la Souffrance

ils ne sont ni le Remord ni le Regret

leur manque de chair les rend inutiles

 

 

 

& pourtant

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Lundi 29 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
bientôt Noël… ça faisait des années qu’il n’avait pas neigé au mois de décembre… il ne dormait pas parce qu’il n’avait plus de cigarettes… des heures qu’il avait envie d’1 cigarette… il était énervé… à cause de ça… tellement de boulot qu’il n’avait pas trouvé le temps d’aller pisser… encore moins d’aller acheter des clopes… rien d’ouvert dans cette banlieue à cette heure… deux heures du matin & la bouche qui clapait comme celle d’1 poisson hors de l’eau… rien à fumer… les cendriers irrémédiablement vides… trop la manie de les nettoyer pour limiter les odeurs dégueulasses de tabac froid… donc même pas 1 mégot à rallumer… jamais il ne les remplissait… vieux garçon méticuleux… vieilles habitudes… vieille vie… moroses les idées à deux heures du matin quand on est en manque de clopes… tout de même pas aller sonner chez 1 voisin pour demander 1 clope non ?... risqué… très risqué… 1 pote à qui téléphoner pour ça ?... ben voyons !... l’impression d’être 1 boulimique avec 1 frigo vide… des placards vides… énervé de ne pouvoir fumer… énervé d’être aussi accroc… énervé de cet énervement… de cette indécision… en rébellion contre lui-même… se planta devant la fenêtre : il commençait à y avoir 1 jolie couche de neige sur le sol… plus encore sur le rebord de fenêtre… tenté il ouvrit la fenêtre… instantanément il se sentit enveloppé d’1 manteau de froid… mais ça ne le dérangeait pas… son corps restait encore chaud malgré le simple tisheurt & le caleçon qui lui suffisaient dans l’appartement… les flocons descendaient mollement… 1 flocon se posa sur son nez & fondit immédiatement… il sortit la langue pour en capturer 1… rien du tout… il prit dans sa main 1 peu de neige… la referma… l’ouvrit… la minuscule boule de neige était là… scintillante dans l’obscurité étrange… il la regarda jusqu’à ce qu’elle eut totalement fondu… alors il referma la fenêtre… il avait froid maintenant… il s’essuya la main avec 1 serviette dans la salle de bain & partit dans la cuisine s’asseoir sur 1 chaise… le regard vide posé sur le poste de radio sur la table… il prit le poste… l’alluma puis l’éteignit aussitôt… le ralluma… l’éteignit… se leva pour ouvrir 1 porte de placard… 1 autre… sans rien chercher de spécial… gestes sans but… esprit absent… se rassit… la main chercha le paquet de cigarettes en glissant à plat sur la table… mouvement machinal vite interrompu… y’en n’a pas y’en n’a pas !... décida de retourner se pieuter… lit trop grand… donc froid… pas encore habitué à prendre toute la place… à se vautrer au milieu… en travers… il resta allongé au bord du matelas… son côté à lui… du côté de la porte… en fait parce que c’était le côté gauche du lit & que toute sa vie il avait toujours dormi du côté gauche du lit… déjà gamin… parce que le côté droit était contre le mur & qu’il n’aimait pas être collé contre la paroi froide… enfin… côté gauche parce qu’il dormait sur le ventre… ce serait le côté droit s’il se mettait sur le dos… mais s’il se mettait sur le dos il ronflait… elle supportait… elle ne le réveillait pas pour ça mais le matin elle lui disait… avec des cernes sous les yeux… sans le regarder… le nez dans son bol de café elle lui disait simplement qu’il avait encore ronflé cette nuit… pas vraiment 1 reproche… pire… ce qu’il fallait de mélange de détachement & de dédain pour qu’il se sentit coupable & réduit à moins que rien… il roula vers l’autre bord… aussi froid… l’oreiller… aucune odeur… elle avait tout emporté… même son odeur… 2 semaines… 2 semaines qu’elle était partie… elle allait encore être longue cette nuit !
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Vendredi 26 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
la mer est 1 surface

qui me renvoie comme 1 miroir

elle ne veut pas de moi

comme je ne veux pas d’elle

l’océan profond m’appelle

je m’y glisserai lentement

comme dans 1 lit moelleux

& j’y sombrerai

comme dans le sommeil

coulant comme 1 plomb

vers l’adieu à l’ennui

comme 1 marin des débris & des épaves

qui gisent immobiles pour des siècles & des siècles

non comme ces marins le nez au vent

qui filent sur l’eau en traçant 1 sillon qui se ferme derrière eux

sur le fond je me coucherai mollement

les yeux ouverts là où la lumière ne parvient plus

sous ce lourd manteau de profondeurs abyssales

entre carcasses de galions & carcasses de baleines

là où tout finit en se ressemblant

là où renaît 1 vie microscopique qui se laisse porter vers la surface

& qui enflera & se métamorphosera au cours de cette ascension silencieuse

la vie

à la surface des choses

avec ses illusions

la vie qui se laisse aspirer vers le ciel

comme la mouche attirée par l’ampoule

& qui va se griller dessus

aussi haut que le ciel suis-je allé

aussi profond que l’océan vais-je couler

las des oripeaux du crotidien

mes os blanchiront au fond de la mer évaporée

pendant des milliers d’années

sous 1 soleil refroidi

parmi des milliards d’ossements également blanchis

imprimés dans la vase durcie

palimpseste d’1 monde où tout sera

à recommencer

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Jeudi 25 octobre 2007
publié dans : grosse humeur du jour
Jacques Chirac : 1 retraite bien méritée…
 
retraite de Pdt de la Rép. : 5 250 euros / mois
retraite de député : 5 031 euros / mois
retraite de magistrat à la Cour des Comptes : 3 500 euros / mois
retraite de Conseiller Gal & Maire de Paris : 5 000 euros / mois
membre de droit du Conseil Constitutionnel en tant qu’ancien Pdt Rép. : 12 000 euros / mois
TOTAL : 30 800 euros / mois

tous ces régimes sont des régimes spéciaux

on comprend la rigueur du gouvernement du Tsar Kozy & de sa majorité godillot : à bas les privilèges !

comment ?
ah !... on me dit dans l'oreillette que les régimes spéciaux des élus ne seront pas remis en cause... mais que les agents EDF,les Cheminots, etc. sont des privilégiés qui doivent apprendre à se serrer la ceinture... nos parlementaires intransigeants sur les privilèges s'en occupent...

comme disait 1 Pdt fraîchement élu : il s'agit de ne laisser personne sur le bord de la route... surtout pas ceux que la vie a blessé...

l'essentiel est de croire aux promesses...
quant au reste...
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Lundi 22 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
aussi haut que le ciel suis-je allé

aussi profond que l’océan vais-je couler

las des oripeaux du crotidien

mes os blanchiront au fond de la mer évaporée

pendant des milliers d’années

sous 1 soleil refroidi

parmi des milliards d’ossements également blanchis

imprimés dans la vase durcie

palimpseste d’1 monde où tout sera

à recommencer

 

note : 1 papegai n’est pas 1 maréchalissime catholique homosexuel créchant ordinairement à Rome

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Dimanche 21 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
sur le souple tapis d’aiguilles de pin qui couvre le sable mes pas sont amortis… dans ce matin ensoleillé le calme du petit bois laisse entendre le pitt pitt des gouttes qui tombent des arbres humides… cyprès… chênes verts… pins… peupliers… fougères… romarins… tous les parfums arrivent un à un… à cette heure les oiseaux sont silencieux… les lapins commencent à sortir… le ciel est bleu… figé par le froid de ce début d’automne… au sortir du bois je débouche sur la lande parsemée du mauve des chardons & du jaune des immortelles… je devine sur mes joues comme 1 caresse : 1 brise légère qui dessèche mes lèvres… le goût aromatique m’en parvient… je le sens dans ma bouche… la lande sent le curry… ce sont les immortelles… la mousse craque… les nuances de vert sont innombrables… je grimpe sur la dune parmi les oyats… ces hautes herbes aux brins épais qui retiennent le sable… arrivé en haut je domine l’île & là où elle s’étrécit je vois la mer de chaque côté… l’odeur d’iode remplace celle de la lande qui avait pris le relais de celle du bois… la mer est basse & la plage est jonchée de coquillages… l’océan est apaisé… à peine animé 1 léger ressac… les mouettes se laissent flotter sur l’eau… en rentrant il faudra que je pense à rentrer des bûches mais en attendant je reste immobile… même plus envie de marcher… l’horizon envahit mon regard… je sens que je fais partie d’1 grand tout
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Lundi 15 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
cette nuit englue la Ville dans une pesanteur figée… elle la recouvre comme un linceul… ma face livide collée au carreau embué... juste un visage... n’est-ce qu'un masque porté par le vent ? les contours de l'ovale blafard se prolongent dans l'obscurité de la cité endormie… carré de lumière dans le champ nocturne… les contours de l'ovale blafard se prolongent dans l'obscurité & ses ramifications invisibles s'étendent comme un lierre vorace
c'est la nuit que le Temps s'étire… comme immuablement
c'est la nuit que j'essaie de vivre… interminablement
mais même d'une nuit sans Lune on entend le matin vagir… & quoi qu'on fasse de Lune on meurt sans réagir
la nuit passe… comme chaque jour… & elle lave tout… & les morts sont enterrés… sans espoir de retour… ils se lamentent sans fin hors des confins du Temps
c'est quand la nuit crève que le Soleil comme du pus s'écoule sur la grève… que le Temps on l'a vu… le Temps reprend son droit
le silence de la mer qui s'enfuit au loin inconséquente… flux d'immondices reflux de savoir… rivière d'images heureuses… chaussures trouées dans une poche qui regarde le ciel… bah le Temps qui grommelle ses instants
instants après présent présent après futur qui rejoint le passé… pluridimensionnel… amoral
la merde qui dégoûte le long des carreaux… les embardées des voitures… silence du Bizarre… apostrophe apostrophe…
a
pos
trophe
le long poème dégouline… le tour de l'Enfer gratuit en manège… le deuxième tour est payant… mais la fille qui est pendue à mon bras se tait… elle a agonisé longuement maintenant elle est bleue… violette… bouffie… morte… crevée
morbidité ambiante comme si
enlevez-moi cette musique de l'esprit… elle bourdonne & elle gigote & se trémousse… sans atteindre jamais à cet orgasme interminable… toutélà… dans mon esprit
regarde petit enfant la mer qu'on voit danser là-bas le long des golfes glaireux… regarde donc les cadavres gonflés nauséabonds qui reposent sur leurs déjections… déjections puantes de cadavres… & les rats qui grouillent autour qui en tirent leur bifteck
parle donc ! dis quelque chose ! chair ectoplasme
laissez venir à moi les petits enfants ! dit l'Ogre à l’œil unique… & il les mangea tout crus
des mots nous bercent des mots nous bernent… paradis en-dedans enfer en-dehors vide au-delà
se voir mourir & recommencer… tel est le privilège de ceux qui dorment debout… statues de sel oniriques
plus vous avancez plus vous marchez parmi des ruines… les gravats s'amoncellent… comme les souvenirs… des spectres fugitifs d'ombres d'antan projetés sur des fantômes de murs
la faculté d'invention n'est que la marque d'un esprit libre… capable de créer de nouvelles formes
le monde assoupi transpire toujours… la nuit joue des tours… des phares lointains d'automobile trouent l'obscurité qui se déchire un peu puis se recompose rapidement… douée de la vie comme un être unicellulaire… construction simple & efficace
on a beau dire : la Mort se rencontre toujours au moment le plus inattendu sous les masques les plus surprenants
j'ai le sentiment que les jours n'existent pas vraiment... ils ne sont que des intermèdes entre les longues nuits d'éternité… le temps que le monde - le vrai - se ramasse sur lui-même & reprenne son souffle magique… car tout cela est magique
le vent se lève… bientôt il chassera la nuit qui s'en ira à reculons… de mauvais gré
jaillissant de l'ombre la lame du couteau intercepte un rayon de lune & renvoie un éclair blanc laiteux
elle fond sur la nuit & l'éventre de bas en haut
& le jour chute sur le monde endormi
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Samedi 13 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

vache-milka1.jpg

1 araignée morte… là sur le plancher… le plancher des vaches… mortes aussi… mauves les vaches… Milka : le nucléaire nouveau est arrivé… l’araignée était arrivée sur ses fines pattes fuyant les ondes mauvaises… avec elle des milliers d’autres… je suis là… je la regarde… je sens en moi la brûlure profonde… il reste peu de temps… plus d’oiseaux dans le ciel… par la fenêtre brisée je vois les monceaux de cadavres de toutes espèces couvrir 1 monde silencieux… NE PAS SE PENCHER AU-DEHORS… NE PAS TIRER LE SIGNAL D’ALARME… NE PAS JOUER AVEC LES ALLUMETTES… NE PAS SE MOUCHER DANS LA NAPPE… NE PAS CONFONDRE LES FOURCHETTES… on peut se passer des bonnes manières désormais… la survie est devenue en 1 seconde 1 luxe inutile… le Round’Up nucléaire a tout désherbificoté… les Grands Initiés comme les minables initiés du CAC 40… les trous du cul & les grandes gueules… les temps si durs & les caramels si mous… les pauvres cons & les cons de pauvres… le journal à moitié grillé traine froissé sur la table… le Prinobeldupet revient à quelques présidents en mal d’autorité… PROUT !

champignon-atomique1.jpg

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Samedi 13 octobre 2007
publié dans : Noirmoutier
un nouveau jour se lève...
oct-07-Le-Vieil-17.jpg


mais qu'y a-t-il au bout ?...
oct-07-Le-Vieil-14.jpg

une nouvelle constellation ?
oct-07-Le-Vieil-20.jpg
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Vendredi 12 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
la poule dit au dieu : je suis née avant toi
le dieu répondit : pas du tout ! je t’ai créée… ainsi que tout le vaste monde
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l’humanité est née d’1 vaste conspiration inventée par des dieux qui n’existaient pas encore… voilà d’où sort ce chaos dans lequel nous nous débattons… savoir s’ils en rient ou bien s’ils en pleurent n’est pas de notre ressort & certainement pas notre affaire… nous-mêmes en rions ou en pleurons… en ignorant pourquoi… lorsqu’ils s’exilèrent ailleurs… bien plus loin que notre galaxie… laissant derrière eux ce bordel sans nom… ils laissèrent des traces… des empreintes… fourchues… barbues… que les petits humains s’ingénièrent à gratter… d’abord avec leurs ongles… puis avec des technologies qu’ils améliorèrent siècle après siècle… l’outil devint si puissant qu’il devint 1 nouveau dieu… alors quelques dieux jaloux d’avoir été ainsi supplantés revinrent se pencher sur notre petite planète… ils agitèrent leurs doigts pour remélanger tout… afin que le bordel originel dure encore 1 petit peu… on peut chaque jour inventer 1 nouveau dieu… 1 nouvelle religion… pour que le Temps donne l’impression de passer plus vite… ou moins vite… c’est selon… jeux à la con… histoires sans queue ni tête où l’on se tient la barbichette entre barbus de tous poils… de toute manière le Temps ne passe pas… c’est nous qui passons
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Dimanche 7 octobre 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS
petit pot de fiel qu’on étale avec humeur sur la tartine du matin en se préparant comme chaque jour à vivre sa vie d’esclave prêt 1 fois de plus à éviter les embrouilles & à contrer les écrabouilles pour ne pas finir ratatiné… durer… telle est la règle… durer… là il n’y a pas de poésie… là il n’y a pas d’humanité… il n’y a que la pression ordinaire du petit chef avec sa mentalité de kapo… il n’y a que la pression ordinaire du marché & des clients qui en veulent toujours plus pour toujours moins… comme des patrons… la victime devient le coupable… privilégiée d’avoir encore 1 travail… mot de torture… mot de douleur… plus haut… à 1 altitude qu’on ne peut tout simplement pas distinguer d’en bas ni même imaginer… ceux qui planquent chaque soir leur couilles en or dans des slips en platine rigolent en se glissant dans les draps la conscience éteinte… ils aiment leurs femmes… leurs enfants… & le fric qu’ils se font & dont ils ne pourront jamais dépenser le centième dans toute leur vie… plus loin… à 1 distance qui fait qu’on s’en fout 1 peu la plupart du temps… le désert avance… la faim & la maladie aussi… pas par 1 phénomène naturel… non… là encore agit l’esprit de l’homme assoiffé de richesses… détruisant 1 éco-système si finement régulé qu’on le détruit avant d’en saisir toute la complexité & de comprendre les conséquences… plus près… si près qu’on détourne souvent le regard… dans des pays riches qui se disent en faillite parce que ceux d’en haut extorquent des richesses qu’ils gardent pour eux… parce que ceux d’en haut envoient ceux d’en bas à la guerre pour faire tourner les usines de missiles… plus près ils sont des millions à dormir sur des trottoirs… dans des halls d’immeubles… délogés par des policiers… par des vigiles… ils sont des millions à crever à petit feu… malades sans pouvoir se soigner…
j’essaie de me consoler en mettant 1 cd de Sinatra… 30 mn de bagnole… roule mon pote…
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Dimanche 7 octobre 2007
publié dans : SARL androïdes et potaches
le hareng sort & déclare « l’espadrille est la femelle de l’espadon… enfoncez-vous bien ça où je pense ! » pendant que le mérou pète
« ne noyez pas le poisson ! » rétorque 1 morue qui passait par là en sortant de chez le merlan la raie sur le côté
« arête ou baisse d’1 thon ! » dit le hareng dédaigneux filant vers le bar où les clients s’amassaient serrés comme des sardines
1 maquereau allongé sur la sole s’écaille… « je t’aime… 1 peu… »
« cette histoire est vraiment sans queue ni tête » se dit 1 carpe farcie qui reste à la porte… muette…
à part ça on a vu le XV anglais démonter méthodiquement l’équipe australienne : le pack avait apporté démonte-pneu & cric & a laissé la mêlée kangourou en petits morceaux éparpillée sur le gazon… & le soir même dans 1 chaudron gallois le XV français a enfin compris qu’il fallait avoir la rage & soudé devant le « Y’AKA » black il a avancé menaçant…
bilan : 2 équipes qu’on imaginait en finale vont rentrer chez elles à poil… à la nage c’est loin le Pacifique…
paraît que l’affreux Tsar Ko & ses infâmes séides Filons & Tati sont passés dans les vestiaires… façon de s’accaparer la victoire des rugbymen & 1 peu de leur popularité… l’infâme Filons a déclaré que l’amendement sur l’ADN est 1 « détail »… mieux vaut entendre ça qu’être 1 poisson pas né… « détail »… tant mieux ! qu’il le retire !... sac à purée !
Tati est la meilleure cop’ de l’affreuse Cécilia… le Tsar Ko ne la quitte plus… comme ça il a 1 chance de voir sa femme… elle avait prévenu : « soit ! je rentre de New-York… mais ne compte pas sur moi pour la brouette tonkinoise ni pour la ballade irlandaise !... pas question non plus de jouer les 1ères dames ! j’ai 1 certif’ du médecin… 1 pile même… angine… migraine… de quoi éviter les barbecues à la con avec ces abrutis de Bush & les galipettes à l’Élysée… je veux 1 gros chèque pour poser 1 fois par mois avec toi dans Match & 1 appart’ au château de Versailles… pas moins… pour le reste fais du jogging & abonne-toi à canal+… »
demandez-vous pourquoi il a tant d’énergie à dépenser ? ses hormones le travaillent… il a des haines… il clame partout « quoi des licenciements par centaines ? & alors ? moi j’ai bien pris Laporte ! »
parmi les petits poissons les requins sont rois
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Samedi 6 octobre 2007
publié dans : Des nouvelles de Pluton...
je me sentais pris au piège !...
le monstre rouge haut de 3 mètres avançait vers moi en tendant ses 6 tentacules & je ne pouvais reculer plus : j’étais collé au mur… quasiment en infraction avec l ‘inscription au pochoir « DÉFENSE D’AFFICHER, LOI DU… »
depuis qu’ils avaient mis le « pied »… enfin… façon de parler… disons « ce sur quoi ils se tenaient verticalement » & qui de fait ressemblait plus à des pinces à sucre qu’à des pieds… ne me demandez pas ce que j’entends par là ! vous savez très bien qu’on n’entend rien par là !... sauf si l’on est de Ganymède… mais celui-là arrivait de Proxima… en soucoupe… ça allait bien avec les pinces à sucre !...
il m’avait poursuivi durant 2 kilomètres… je n’en pouvais plus !
ils étaient partout
nous avions été prévenus par les Ganymédiens mais comme eux nous n’avions rien pu faire pour les empêcher… de planète en planète… d’étoile en étoile… insatiables… de galaxie en galaxie ils se répandaient partout & nul n’avait réussi à les bloquer
ils étaient trop fort… ils nous avaient jusqu’au trognon !
ça y est… à moins d’1 mètre de moi il commença :
« & pour la modique somme de 450 000 crédits je peux aussi vous proposer… & si vous préférez payer par mensualités… »
pantelant & incapable de résister je pris machinalement le stylo qu’il me tendait & les contrats que je signais page par page…
ces types avaient la bosse du commerce comme aucun dans tout l’univers… irrésistibles… les terriens pouvaient compter leurs jours…
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Samedi 6 octobre 2007
publié dans : Noirmoutier
oct-07-barbatre--12.JPG
géométrie
oct-07-barbatre--13.JPG
triangles
oct-07-barbatre--17.JPG
slegnairt
oct-07-le-Vieil--20.JPG
l'océan & au-delà
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Vendredi 5 octobre 2007
publié dans : Des nouvelles de Pluton...
SF1.jpg
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