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"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

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Samedi 30 septembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

les creux d’une mer encore grise

 

se confondaient au loin avec des bras de ciel encore bas et terne

 

 

 

c’était le vent qui allait changer tout ça

 

comme chaque jour il chasserait les nuages et les restes de nuit

 

il aérerait la plage

 

il aplatirait la mer

 

il déploierait le ciel bleu

 

 

 

ensuite il se calmerait

 

en principe pour la journée

 

laissant le soleil réchauffer la terre

 

les plantes les âmes fatiguées

 

& faire éclater mille yeux sur la crête des vagues

 

mille diamants sur la houle

 

jusqu’au seuil doré de la plage habitée

12.09.1998

 

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Samedi 30 septembre 2006
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Samedi 30 septembre 2006
publié dans : Mythologies

(tel qu'en lui-même toujours il change)

comme 1 jour Candide apprit à cultiver son jardin, j'appris à cultiver les aventures potagères du Concombre fabuleux inventé par Mandryka dans Vaillant, puis Pilote... & Pif Gadget (mais là ma mémoire est moins sûre...)

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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : POÈMES & ROMANS

le jeu m'amuse, même si je ne suis pas sûr d'avoir chaque jour le temps de lire vos commentaires : on va voir s'il est possible de poursuivre l'histoire selon les inflexions de vos commentaires ...

(1)

       nous sommes dans le livre tapé à la machine par un singe qui a l’éternité devant lui pour frapper les touches au hasard… la Nature fait bien les choses, quoi qu’en disent ceux qui cherchent dIEU derrière toute chose… elle fait bien les choses, sans déterminisme… si on lui fout la paix !… & le singe finira bien par l’écrire ce sonnet de Shakespeare !… avec l’éternité… on la prête bien à un dieu qui n’existe pas… ce singe est l’animal domestique né du cerveau d’un type ligoté sur un lit métallique dans une chambre d’hôpital… considéré comme irrécupérablement psychotique, très dangereux, on lui administre plusieurs fois par jour des tranquillisants à haute dose pour qu’il reste à demi-inconscient… pendant ce temps son esprit divague, calcule… par la force de son esprit il a créé ce singe & cette machine à écrire… & sans se préoccuper du temps qui passe (ou ne passe pas ?), le singe tape à la machine… & notre histoire progresse…  

 

           en attendant, derrière le rideau de pluie je suis à l’abri… la terre si sèche laisse l’eau ruisseler… au bas de la pente les ruisseaux se forment… ils grossissent, se rejoignent… la pluie tombe toujours… les fleuves en crue débordent & bouillonnent en se jetant dans la mer qui se gonfle… sur la Pangée ultime, du haut de ma montagne je vois la planète se réduire à une vaste étendue d’eau en colère qui a tout recouvert… & toujours assis sur mon cul, bien au sec, je reste seul… pensif… il ne reste qu’un seul trou du cul au monde, & c’est le mien… mais rien à becqueter… j’ai plus rien à chier sauf si j’apprends à pêcher… avec mes mains ! j’attrape une baleine par la queue & la croque… une seule bouchée… mais avec ça je pense pouvoir tenir un mois… peut-être que d’ici là le niveau de l’unique océan aura baissé… je n’ai plus tellement la notion du temps… la planète emportée dans la course des galaxies continue de tourner sur elle-même & autour de son étoile… tout ça est d’un ridicule… m’enfin, il faut bien commencer l’histoire quelque part… alors allons-y…

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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches
insoutenable !...
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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches
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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

 

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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

 

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Vendredi 29 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

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Jeudi 28 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

vous remarquerez que Sarkozy (1m68) fait la même taille que Bush (1m83)... communication oblige ?

ce qui fait bien rire celui qui a vu l'escabeau !

en tout cas, ils arrivent à produire le même bruit par devant ou par derrière...

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Jeudi 28 septembre 2006
publié dans : SARL androïdes et potaches

(1 neurone à la fois, pas plus...)

la différence entre la 1ère & la 2e classe ?

en 1ère c'est plus confortable...

mais en 2e ça va plus vite...

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Mercredi 27 septembre 2006
publié dans : Feuilleton GASPARD

DERNIER ÉPISODE DES AVENTURES DE GASPARD...

Subséquemment, ce fut au mois de juin que Vincent décida de monter de ses mains un barbecue en dur dans son jardin, à l’abri du vent, à l’arrière de sa maison… il fit ça très bien.

 

D’abord il creusa un trou de deux mètres de profondeur environ, sur un mètre de côté… toute la terre extraite lui servirait à créer un massif de fleurs et d’arbustes qui serait du meilleur effet…  

 

 

Cette excavation lui permit de déposer nuitamment un homme replié sur lui-même & qui ne protesta pas vu qu’il était mort… sa tête pendait bizarrement sur son épaule gauche, le cou ayant été tranché presque entièrement d’un coup de hache… c’est ce détail qui permettait d’enlever tout doute sur son décès…

 

Ensuite Vincent emplit le trou de gros graviers jusqu’à faire disparaître le corps, puis un vieux grillage et dix centimètres de ciment… la bétonneuse électrique s’arrêta de tourner… fallait que ça sèche…

 

Trois jours plus tard, Vincent remit en marche la bétonneuse, appliqua un gros treillis métallique sur des cales & entreprit de couler une dalle entre des planches formant un coffrage presque carré… pour un bon barbecue, il faut de bonnes fondations…  

 

 

Pour fêter son nouveau barbecue monté en pierres de pays & en belles briques réfractaires, avec une hotte pour ne pas disperser la fumée, il choisit un dimanche annoncé sans pluie par la météorologie nationale, pour inviter quelques voisins à déguster la saucisse fraîche fabriquée par le boucher-charcutier du village…  

 

Grillée sur de bonnes braises, la saucisse fut excellente accompagnée en abondance d’un rouge léger …  

 

Karine ne rentra de voyage que le lendemain… quand elle claqua la portière du taxi & poussa le portail avec valise, vanity case & porte-documents au bout des bras, elle remarqua son mari penché sur le nouveau talus, en train de planter fleurs et arbustes.  

 

Elle ne savait pas que son amant reposait sous un monument funéraire des plus originaux et des plus appropriés puisque, sur un homme qui avait tant abusé du sexe, on pourrait désormais retourner les boudins et les saucisses aussi longtemps qu’il resterait dessous…  

 

En rigolant, les policiers mirent peu de temps à retrouver le criminel.

Il avait un surnom, bien sûr il l’ignorait…

 

 

 

C’était Karine qui lui avait trouvé, & en riait avec ses amants successifs, et même parfois au bureau avec quelques collègues choisies : elle l’avait tellement fait cocu qu’elle l’avait surnommé Corne d’Abondance…  

Ainsi fut résolue l’énigme de Gaspard Oseur.

 

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Mercredi 27 septembre 2006
publié dans : Noirmoutier

Pour assécher l'Ile de Noirmoutier, étendre sa surface, & la protéger des marées (66% de l'Ile se trouvent sous le niveau de l'eau, elle s'enfonce d'ailleurs de 30 cm environ par siècle), le polder de Sebastopol a été achevé en 1856, & nommé ainsi pour commémorer la victoire franco-anglaise 1 an plus tôt en Crimée. 

La technique est bien celle des Hollandais, importée par les générations de Jacobsen qui se sont succédées depuis le 18ème siècle à Noirmoutier. 

Le polder se situe à 1 m au-dessous des plus hautes marées. Sans avoir été totalement asséchée, 1 partie de la centaine d'ha a servi à la culture de céréales & de pommes de terre, ainsi qu'à l'élevage de bovins.

En 1978, 1 partie de la digue a cédé sous les flots, & 1 bonne partie de l'Ile a été envahie par la mer : les cultures ont été interrompues pendant plusieurs années à cause du sel imprégnant les sols. 

Depuis 1994, la « dépoldérisation » s'opère : remise en eau des zones humides. Il s'agit, dans le cadre d'1 programme européen concernant toute l'Europe de l'Ouest, de favoriser le développement des habitats lagunaires, des prés salés, des prairies humides... pour le polder de Sebastopol : essentiellement pour l'améliorer en tant que nourricerie des poissons marins, aire de reproduction, de repos & d'alimentation pour les oiseaux d'eau.

http://www.forum-marais-atl.com/powerpoint/Polder_Sebastopol_fichiers/frame.htm 

 

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Mardi 26 septembre 2006
publié dans : Feuilleton GASPARD

TOUS LES JOURS : 1 ÉPISODE DES AVENTURES DE GASPARD...

Les heures que Karine passa à plusieurs reprises dans le lit de Gaspard la comblèrent… trop. Il arriva qu’elle rentra en retard au domicile conjugal, ce qui n’était pas dans ses habitudes.  

 

Ainsi alerté, Vincent se mit à la surveiller.  

 

C’était vers la fin du mois d’avril.  

 

Elle ne se coupait pas trop dans ses dires, elle ne possédait rien dans son sac à main qui puisse la trahir, elle ne se refusait pas aux assauts maritaux. C’était en pure perte que Vincent se levait la nuit pour fouiller le sac de sa femme, examiner la mémoire du téléphone mobile, le carnet d’adresses, etc.

 

Il se résolut donc à la suivre en cachette.   

 

 

Au bout d’une semaine il découvrit l’adresse et la personne de Gaspard.

Il échafauda donc un plan. En tout illogisme, il ne comptait pas « faire payer » son épouse en lui révélant qu’il savait tout, en la quittant, en la boudant, ou toute autre attitude de défiance ou de séparation. Il n’envisagea pas plus de changer ses manières pour regagner le désir de sa femme. Il ne voyait que le complice : Gaspard. Gaspard qui était tout le contraire d’un séducteur & d’un briseur de ménage. 

 

Vincent cessa donc de suivre sa femme pour se mettre à suivre Gaspard.

L’occasion lui parut favorable lorsqu’une semaine, Karine partit en voyage pour son employeur. Un soir que Gaspard sortait d’un restaurant en compagnie d’amis, après qu’il se fut séparé d’eux pour rentrer chez lui à pieds non loin de là, Vincent jaillit de son gros break, assomma Gaspard avec une grosse planche qu’il tint dans ses mains gantées, & le tassa dans le large coffre sur une bâche en PVC pour ne laisser aucune trace. Ayant choisi une rue très peu éclairée, sans sortir de la voiture grâce à la banquette rabattable, il bâillonna & attacha solidement Gaspard encore estourbi. 

 Il fit cent kilomètres pour rejoindre la rive bordée de grands arbres d’un canal en pleine campagne. Toujours ganté, il dégagea Gaspard du coffre sans se préoccuper des chocs divers & l’étendit sur la bâche.

Réveillé, Gaspard affolé n’osait pas un geste. Il subit un tombereau d’insultes de la part de Vincent, & quelques coups de pied aussi…

Suivant toujours son plan, Vincent sortit une vieille hache & trancha net le cou de Gaspard. En se grattant l’anus, il laissa le cadavre se vider de son sang sur la bâche puis la rinça dans le canal. Ceci fait, la bâche fut pliée & placée dans un sac poubelle qui fut noué, & feu Gaspard proprement emballé dans deux grands sacs à gravats.

 

 

 

 

 

En traversant un village endormi, Vincent déposa le sac contenant la bâche dans une des poubelles sortie pour le passage des éboueurs.  

 

Arrivé chez lui, il rentra la voiture au garage, nettoya la hache assassine dans l’évier de son atelier au fond du garage, & la jeta dans le feu de cheminée qu’il avait démarré en fin d’après-midi, la journée ayant été fraîche, d’autres habitants du quartier avait aussi fait du feu. Selon l’expression consacrée, on ne pouvait y voir que du feu… La lame noircie finirait à la déchetterie parmi d’autres morceaux de ferraille : ni vue ni connue.

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Lundi 25 septembre 2006
publié dans : Noirmoutier

Le passage du Gois est la chaussée submersible d?environ 4,2 kilomètres de long qui relie Beauvoir-sur-mer sur la côte vendéenne, à l'île de Noirmoutier (au village de Barbâtre).

Des hauts fonds ont formé le Gois qui est jalonné de balises servant de refuges aux personnes surprises par la marée montante.

 

Le passage du Gois, du patois « goiser » qui signifie « marcher en en mouillant ses sabots » (dérivé de « gué »), est un site naturel qui s'est crée sur des hauts fonds, par accumulation de vase & de sable grâce à 2 courants marins contraires. La route, praticable seulement à basse mer, forme une ligne brisée de trois tronçons égaux, d'une longueur totale de 4,150 km.

La chaussée est soit pavée, soit goudronnée. 9 balises de refuge jalonnent la route, pour les personnes se faisant prendre par la marée.

A l'origine, c?était le seul chemin d'accès à l'Ile de Noirmoutier. Cette route se découvre deux fois par jour toutes les 12 heures 15 minutes, pendant une durée moyenne de 1h30 à 3h00 suivant le coefficient d'amplitude de la marée et du temps.

Le tracé actuel date du 18ème siècle, mais son origine remonte à 600 après JC et la première traversée connue à 843 (des prisonniers s?enfuirent de l?Ile d?Her ? ancien nom ? par ce passage). En 1704, 1 carte militaire indique une route que les îliens empruntent pour rejoindre le continent. La 1ère traversée à cheval eu lieu en 1766.

En 1872, on construit une première route. En 1788, les premiers refuges apparaissent. En 1855, le passage est habillé des 9 balises bien utiles aux étourdis rattrapés par la marée montante. Lorsqu'1 véhicule est laissé aux flots, inutile de chercher à le retrouver : les flots l'auront emporté, ça arrive bien 1 fois par an...

Vers 1900, 1 diligence faisait l'aller-retour Beauvoir-Ile de Noirmoutier selon les horaires des marées.

En 1920, il existait 2 cantonniers de chaque côté du passage. En 1935, les premiers pavés furent posés dans des conditions particulières car les travaux ne pouvaient se réaliser que sur une durée maximale de 2 heures. Les ouvriers travaillèrent donc deux fois par jours. Le pavage fut réalisé entre 1935 et 1939.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La hauteur d'eau qui recouvre la chaussée varie de 1,30 à 4 mètres en fonction des marées.

 

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Lundi 25 septembre 2006
publié dans : Feuilleton GASPARD

TOUS LES JOURS : 1 ÉPISODE DES AVENTURES DE GASPARD...

Manon eut le blues pendant quelques jours. Elle abusa avec ses copines de quelques cocktails trop fruités pour sentir l’alcool, & une fois la gueule de bois passée, son esprit se remit d’aplomb, & Gaspard devint un bon souvenir de vacances. L’année suivante, elle avait oublié son prénom. 

 

Finalement, hormis une sexualité énergique mais discrète, la vie de Gaspard n’avait aucun intérêt. Elle s’acheva donc aussi sobrement qu’elle s’était déroulée. Gaspard tomba sur un os, & ce ne fut pas le sien. 

 C’est dans la piscine du gymnase qu’il rencontra – plutôt brutalement – Karine. Il crawlait à tours de bras lorsqu’ils se percutèrent, crâne contre crâne. L’un et l’autre se confondirent en excuses, puis, endoloris, incapables de continuer leur natation, ils allèrent se détendre au jacuzzi. En réalité tout avait été calculé par Karine qui s’était ainsi lancée dans une attaque suicide comme un missile vers sa cible.   

Karine avait profité des confidences de vestiaires, mais plutôt que d’aborder Gaspard comme pour une relation d’affaires, son tempérament dissimulateur l’avait conduite à imaginer une « rencontre fortuite ».  

 

C’était une petite brune aux yeux verts avec un corps provoquant. Bronzée douze mois sur douze grâce aux appareils d’U.V. mis à la disposition des usagers du club, mince, musclée, elle avait une cambrure de reins fantastique & des petites fesses rondes dures comme de la pierre. Elle avait l’habitude dans la salle de sport de voir les hommes bander rien qu’en la regardant, & elle choisissait ses tenues pour cela, tout en prenant soin de ne jamais croiser leurs regards, feignant de se concentrer uniquement sur ses exercices de musculation, elle leur offrait la vue de son corps luisant dans des exercices qui faisait saillir ses seins, ses fesses, puis elle s’éloignait en écoutant les commentaires à voix basse. Elle n’était pas lascive dans sa conduite, mais elle était terriblement, furieusement érotique : peut-être dégageait-elle une dose surabondante de phéromones autour d’elle ? On aurait cru qu’elle en vaporisait son entourage là où elle passait. Dans son sillage, la période du rut s’ouvrait.  

 Tenant à sa tranquillité, elle veillait à ne jamais choisir ses amants au gymnase. A sa manière, elle aussi aimait la discrétion dans ses aventures sexuelles & une salle de sport n’est pas pour ça le lieu adéquat. Il faut préciser qu’elle était mariée à Vincent depuis huit ans, & qu’elle tenait à ce qu’il ignore tout des frasques de son épouse. 

 Elle fit une exception pour Gaspard, ayant compris qu’avec lui elle n’aurait pas d’ennuis, qu’il ne ferait pas le tour de la salle en se pavanant & en la désignant du menton comme la bonne affaire du gymnase. C’était arrivé à deux ou trois inconscientes, & de mecs contents d’eux-mêmes en bonnes copines envieuses et médisantes, ce genre d’information s’était vite diffusée, donnant même lieu à de croustillantes scènes de jalousie, de dispute, de claques échangées, de propos offensants & offensés au son d’une musique de discothèque peu indiquée pour les explications chuchotées.  

 Ca n’est pas qu’elle n’aimait pas – ou plus – Vincent (son mari), mais elle avait besoin de changement… comme ces types qui soutiennent que « génétiquement l’homme n’est pas fait pour une seule femme » uniquement pour mentir à la leur, car sur le plan scientifique eux comme moi seraient bien incapables de démontrer cela ou son contraire…  

Vincent avait bien une manie qu’elle avait rapidement remarquée : se gratter le trou du cul était pour lui un plaisir presque sexuel tellement c’était fort… quand ça le prenait, il pouvait se fourrer le médius sur le rebord du trou du cul & se gratter des minutes entières de façon extatique… & on peut dire que ça, oui vraiment, ça l’agaçait, ça l’écœurait même.

Ce n’était pas ce qui l’avait séduite chez Vincent, ça, elle n’en avait rien su jusqu’au mariage. Ce n’était pas non plus son physique, assez quelconque, ma foi. Les attraits de Vincent étaient ailleurs : un bon compte en banque, une grosse berline de luxe allemande, l’assurance, en quelque sorte, d’une vie matérielle confortablement assurée. Elle travaillait dans la même entreprise que lui, mais pas dans le même service. Lui était à la tête de la direction financière, elle, secrétaire du D.R.H.   

Vincent lui fit savoir avec assiduité qu’il imaginait plein de choses avec elle, & devint même assez entreprenant. Elle se laissa inviter plusieurs fois au restaurant, accepta quelques chaudes caresses dans la voiture, en accorda quelques unes aussi, mais jamais elle ne donna l’essentiel.

Vincent, chauffé à blanc pendant plusieurs mois finit pas lui proposer le mariage. Elle accepta, mais, même alors : rien avant le mariage. Vincent ne se rendait pas compte qu’elle le menait exactement là où elle souhaitait, par une tactique qui ne date ni d’hier, ni d’avant-hier. Entre-temps, elle fit très attention à limiter ses flirts discrets, pour ne pas perdre l’avantage acquis. 

 C’est ainsi, sans avoir eu de réelle intimité avec Vincent, qu’il lui fallut la vie conjugale pour rapidement prendre connaissance de son onanisme trou-du-cuesque. 

Ca pouvait le prendre dans la voiture, il soulevait alors une fesse et conduisant d’une main, se fouillait le trou de balle avec délectation tout en surveillant la route les yeux mi-clos de contentement. Il ne portait pas de jeans à cause de ça : la toile était trop raide pour y parvenir. C’était parfois dangereux : trop à son bonheur, il arrivait qu’il réagisse bien tardivement à un ralentissement subi, & plus d’une fois il n’échappas que de justesse à l’accident bête.

 Autrement, c’était le soir, dans le canapé en regardant un film. Elle calcula un soir qu’il s’était ainsi labouré le trou du cul à travers son pantalon de pyjama pendant douze minutes, c’en était obscène.

Ou bien dans le lit… & il ne se relevait même pas pour se laver les mains !

Elle l’avait confié à des amies, qui lui avaient fait remarquer que c’était moche, mais moins que d’avoir un mari qui attendait d’être sous la couette pour se mettre à péter, car là : il y avait désagrément durable. Elle leur avait alors demandé comment elles avaient réagi : certaines avouèrent avoir adopté la manie de leur conjoint & cela avait renforcé leur vie de couple que de péter à deux… D’autres avaient réussi à calmer ces ardeurs chez leur conjoint, au prix, il est vrai, de quelques scènes mémorables.

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Dimanche 24 septembre 2006
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Pour faire connaissance avec ce moteur de recherche créé par 3 jeunes Vendéens, qui permet de financer des associations à but humanitaire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Doona

tous les fonds recueillis simplement en faisant ses recherches par Doona, ou en cliquant sur des liens commerciaux sont répartis entre associations...

l'adresse de Doona :

http://assodoona.free.fr/

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Dimanche 24 septembre 2006
publié dans : Feuilleton GASPARD

TOUS LES JOURS : 1 ÉPISODE DES AVENTURES DE GASPARD...

S’il se faisait aborder par une jeune femme, par un jeu de questions habilement amenées, il apprenait si elle était liée ou non à quelqu’un qui était dans les parages. Il ne voulait pas d’histoires.

 

C’est ainsi qu’il évitait les jeunes filles. Il craignait qu’elles ne veuillent s’attacher, ne serait-ce que pour la durée de son séjour… trop compliqué.

Ca lui venait d’une expérience qu’il avait vécue sur la côte d’Azur.

Alors qu’il séchait au soleil, assis en tailleur sur son drap de plage après le bain, il avait remarqué qu’une jeune fille d’environ dix-huit ou dix-neuf ans passait devant lui pour la troisième fois au moins, dans les quelques centimètres d’eau en bordure de sable.  

 

 

 

Elle était assez petite, un mètre soixante, peut-être moins. Blonde, une courte queue de cheval, un nez droit, une jolie bouche, des yeux bleus exceptionnels qui passaient au-dessus de lui sans le voir de façon trop systématique, un corps doré, lisse & menu, musclé mais sans excès, probablement une danseuse d’après sa démarche : les pieds légèrement en canard & la pointe des orteils effleurant l’eau avant les talons. Elle portait un short élastique au ras de ses petites fesses rondes, et un soutien-gorge de même teinte sur des seins petits également mais bien dessinés, probablement le modèle de maillot de bain à la mode cette saison, mais il n’était pas très calé sur le sujet. Sans doute le string ne faisait-il plus recette : pour continuer de vendre, les fabricants jouent à renouveler totalement les modèles. La mode est avant tout histoire de business et de marketing.  

 

Eut-il été capable d’éprouver des sentiments, il l’aurait trouvée craquante avec son air sage et son physique gracieux. Peut-être attendait-elle qu’il l’interpelle, alors elle se promenait lentement en souriant dans le vague, pensant se faire admirer à chaque passage, le regard évitant trop soigneusement de croiser celui de Gaspard pour que cela ne soit pas intentionnel.

 

Il est vrai qu’il y avait foule sur la plage, & que d’une manière générale, ça n’était pas les plus jeunes femmes qui étaient les mieux faites. Evidemment, la plupart arboraient fièrement des poitrines hautes et fermes (c’est le privilège passager de l’âge), mais avec leurs hanches adipeuses, leurs fesses molles et leurs cuisses tremblotantes, Gaspard estimait qu’il leur manquait la discipline d’une activité physique pour raffermir ce qui déclinait déjà par la consommation exagérée de nourritures trop grasses, trop sucrées.  

 

 

Finalement, Manon – elle s’appelait ainsi, s’enhardit jusqu’à aller chercher sa serviette pour la poser à côté de celle de Gaspard. A la fois timide & volontaire, les ondes de désir qu’elle envoyait enveloppèrent Gaspard qui tourna la tête vers elle & lui sourit.  

 

Elle avait fêté son bac & ses dix-huit ans deux semaines auparavant, & prenait pour la première fois des vacances sans ses parents. Avec des copines de lycée, elle louait un bungalow dans un camping à dix minutes de la plage.

 

Par son téléphone portable, elle prévint ses copines qu’elles pouvaient rentrer sans elle, & elle suivit Gaspard jusqu’à la chambre d’hôtel.

 

Là s’ensuivit le rituel propre à Gaspard : d’abord la douche en commun & l’excitation grandissante, puis le mélange des corps dans le grand lit.

 

Avec une grâce & un zèle juvénile, elle s’abandonna avec ardeur à la technique de Gaspard. Elle fut insatiable, mais Gaspard était endurant. Quand le soir tomba, ils avaient trop faim pour continuer. Il l’emmena dans un petit restaurant où ils mangèrent en terrasse, dans l’air tiède. Gaspard dérogea ainsi à ses habitudes, mais il estima que cela était sans importance puisqu’il ne connaissait personne dans la ville, & qu’elle n’avait là que ses camarades qui, prévenues, passèrent la soirée sans elle. Ensuite, ils retournèrent au lit, & elle renouvela ses exigences lascives, mêlant maladroitement émotion & plaisir, caprices charnels & emballements du cœur.

 

Elle s’endormit sur le ventre en mêlant ses jambes à celles de Gaspard, lui faisant sentir contre la cuisse la moiteur de son entrecuisse.

 

Il fut difficile à Gaspard de lui refuser le petit déjeuner à deux. Il préféra donc le faire servir dans la chambre, plutôt que de le prendre en commun à une table du restaurant, au vu des clients de l’hôtel.

 

Ca n’avait pas été la première expérience sexuelle de Manon, car celle-ci avait eu lieu quelques mois auparavant pendant le réveillon du jour de l’an. Une fête avait été organisée dans la maison des parents d’une copine, & c’est là que, tout à fait lucide (elle n’avait bu que des jus de fruits) elle s’était abandonnée entre les bars du grand frère de la copine en question. Ils se connaissaient déjà, sans avoir jamais flirté ensemble. Elle le trouvait pas mal physiquement, & la technique du « collé-serré » qu’il maîtrisait parfaitement avait fait son œuvre : émoustillée, elle avait cédé sans qu’il ait eu besoin d’insister. Lui n’en était pas à sa première aventure & tout s’était bien passé. Elle l’avait encouragé à renouveler ses assauts trois fois, avant de dormir un peu et de rentrer chez ses parents.

 

Partant en vacances avec des copines, elle espérait bien trouver dans l’atmosphère ensoleillée de l’été un partenaire avec qui reprendre son éducation érotique, sans négliger les conseils de Maman, de la radio, du gynéco : surtout ne pas oublier les préservatifs !

 

Elle n’avait pas envisagé de tomber amoureuse cet été là, perspicace, elle savait très bien à quoi s’en tenir sur les aventures de plage. Hélas pour elle, Gaspard lui plaisait. Elle le trouvait pas mal du tout physiquement, elle prenait ses silences pour de la timidité élégante, et inconsciemment elle se sentait flattée des étreintes d’un trentenaire exp&ea