ou : peut-on combattre les arnaques mystiques & mystifiantes quand il est si rassurant d’y croire ?
avertissement : je sais que je vais me mettre à dos au moins 50% des gens…
je ferai avec…
notre époque est au matérialisme…
c’est 1 chose de combattre les valeurs de productivisme, d’argent, de profit, d’égoïsme… au profit de la solidarité, de la défense de
l’environnement…
c’en est 1 autre de verser dans 1 mysticisme qui parasite les consciences… & qui fait prendre des vessies pour des lanternes…
l’essor de sectes, de « spiritualités » bizarroïdes (« new age », rites d’indiens d’Amérique copiés par des occidentaux, etc.), de retour
aux religions (renouveau des pélerinnages, etc.) & autres pensées bouddhistes, me fait craindre que le découragement des uns & l’illumination ou le lavage de cerveau des autres
n’enrichisse que des gourous-escrocs & des vendeurs de papiers…
les pseudo sciences enrichissent des milliers de cabinets de consultants en astrologie, en graphologie, en morphopsychologie… des entrepreneurs paient pour
recruter, pour décider de la stratégie de leur entreprise… chaque président français jusqu’à Chirac inclus a consulté discrètement des astrologues (Sarko : trop tôt pour
savoir)…
jusqu’au jardinage ou à l’obstétrique on rameute le ban & l’arrière-ban des charlatans qui invoquent les « traditions » (qui varient d’1 pays à
l’autre & se contredisent), la « sagesse populaire » (qui n’aime ni les femmes & les hommes roux ni les chats noirs), les « coutumes » (on cloue bien des chouettes sur
les portes de grange pour faire fuir le « mal »), l’antiquité mésopotamienne, chinoise, grecque, égyptienne…
je vais donc me mettre à dos pas mal de gens parce qu’il est plus facile de verser dans la « croyance », la « superstition » & le
« café du commerce » que de regarder les faits (pas les fées) en face… nombre d’esprits humains admettent plus facilement 1 mensonge évident qu’1 vérité qu’il faut aller chercher avec
peine…
voici donc la BÊTE qu’il faut combattre :
1) LA LUNE DANS MON JARDIN…
"Jadis les paysans de tous les pays observaient la Lune avant de semer, de récolter, de
couper des arbres ou de les tailler, de vendanger et de mettre le vin en bouteille, d'accoupler les animaux ou de tuer le cochon,... Tout cela se perd, car le productivisme agricole et la course
effrénée au profit ne tient plus compte de ces éléments essentiels ; aujourd'hui on « dope » chimiquement. Il reste heureusement quelques agriculteurs Bio pour suivre la voie tracée par
leurs ancêtres.
Alors comment jardiner en tenant compte des phases lunaires ?
- La LUNE CROISSANTE : est la période qui s'écoule entre la
Nouvelle Lune et la Pleine Lune ; c'est l'époque où chaque nuit le croissant s'agrandit, avant de commencer à diminuer en abordant la PHASE
DECROISSANTE.
- La LUNE MONTANTE : est un phénomène qui se produit durant une période
où son orbite est chaque jour plus élevée que la veille. Dans la période DESCENDANTE, elle est dans le cas inverse.
Dans un précédent article nous vous avions donné déjà quelques indications à ce
sujet.
Rappelons encore que la sève monte et descend avec la
Lune. En Lune Montante, la sève est surtout dans la partie supérieure des végétaux, en Lune Descendante, elle est plutôt dans la partie inférieure.
Quelques exemples :
- faire les confitures et les conserves en lune décroissante
- mettre le vin en bouteille en lune décroissante
- dégermer les pommes de terre en lune décroissante et descendante
- couper le bois en lune descendante
- ne jamais travailler une ruche lorsque la lune est en signe d'eau
- cueillir les champignons en lune croissante
- ne pas tondre le gazon en lune montante
- greffer en lune montante
- faire l'épandage du fumier en lune descendante
- faire le repiquage en lune descendante
Pour ceux qui auront eu la sagesse de faire leurs semis de tomates à la lune montante et
croissante (mi-mars en godets à l'abri) il faudra replanter si possible à la lune descendante et croissante (de la mi-mai à début juin) les meilleurs jours en fonction de la lune 11-12 21-22 mai
et 29-30 mai puis 7-8-9 juin. "
ceci est extrait de :
www.aci-multimedia.net
Pour désigner les rythmes annuel, mensuel, quotidien, un
manuel de jardinage (avec la Lune) édité chez Rustica parle de « respiration ». On peut y lire : « La Terre respire selon trois rythmes : une
respiration annuelle conduite par le Soleil ; une respiration mensuelle rythmée par la Lune ; une respiration quotidienne, celle de jour et de la nuit. »
"Tout jardinier « lunaire » vous dira que, la force de gravité de la Lune agissant sur les eaux terrestres en provoquant les marées, elle doit aussi
être efficiente sur le potager, puisque les plantes sont gorgées d’eau. Pourtant, on peut lui répondre que cette force de gravité est universelle, qu’elle agit tout autant sur la matière solide.
Tout objet contenant de l’eau devrait alors déborder, ce qui n’est pas le cas.
La Lune prend d’ailleurs des allures différentes selon la météo, ce qui peut être un guide pour connaître l’état de l’air. Le meilleur exemple en est la Lune
rousse. La pleine Lune de fin avril-début mai intervient alors que les journées peuvent déjà être chaudes et les gelées matinales fréquentes. C’est le contraste de température entre la journée et
la nuit, et non la Lune elle-même, qui brûle les jeunes plants.
La pleine Lune apparaît alors un peu rougeoyante grâce à l’atmosphère surchargée qui joue le rôle de filtre. Ses molécules absorbent le bleu et le vert, mais
laissent passer le rouge. La pleine Lune est d’ailleurs rouge ou rousse à chaque fois que l’atmosphère est saturée de poussières, d’humidité, ou de turbulence de chaleur (en été), en particulier
à son lever, car les rayons lumineux très obliques ont alors la partie la plus longue de l’atmosphère à traverser : l’horizon.
Une alliance efficace
Le jardinage avec la Lune assure son succès grâce à une alliance entre trois concepts : le concept du Tout (l’univers) auquel nous serions liés,
l’influence astrale, et le culte de Bonne Mère Nature. Cette pratique a encore de beaux jours devant elle grâce à une forme d’écologie « douce-rêveuse » très en vogue dont le
credo est de renouer des liens perdus. Saurons-nous un jour respecter l’environnement, réfléchir à notre place dans la nature, sans tomber aussitôt dans le mysticisme ? "
Forces de gravitation et de marée
"Le tableau 2 ci-dessous présente les effets comparatifs des forces de gravitation et de marée exercées sur un être humain par la Lune, le Soleil, et les
planètes proches. Pour chaque astre, les valeurs sont calculées à partir de sa masse (M) et de sa distance à la Terre (d), sachant que :
- la force gravitationnelle est proportionnelle à M/d2,
- la force de marée est proportionnelle à M/d3
Un complément pour des objets terrestres est donné dans la deuxième partie (cf. Tableau 3 )
D’après ces calculs, on constate que l’intensité de la force de gravitation exercée par le Soleil à la surface de la Terre est 200 fois plus grande que celle
exercée par la lune, la force de marée étant quant à elle de moitié. L’influence des planètes reste très négligeable dans tous les cas.
Lune montante, lune descendante
Comme nous l’avons vu figure 1, le plan de l'orbite de la Lune est incliné de 5° 9' sur le plan de l'écliptique. En conséquence, pendant sa révolution
sidérale (environ 27,3 jours), la Lune passe alternativement d'un côté à l'autre du plan de l'écliptique en franchissant les nœuds, d'où les expressions lune ascendante (ou montante) et lune
descendante.
Il faut encore tenir compte de la hauteur de l’écliptique au dessus de l’horizon qui varie constamment du fait des mouvements diurne et annuel de la Terre. De
ce fait, une lune ascendante peut culminer à une hauteur plus basse que la position la plus basse d’une lune descendante et vice-versa !
CROYANCES LIEES AUX FORCES DE MAREE
L’influence de la lune sur le phénomène des marées est souvent utilisée pour tenter d’expliquer certaines influences sur les êtres humains et les végétaux,
« du fait qu’ils contiennent jusqu’à 80% d’eau ».
Or, c'est faire abstraction de l'échelle des choses. L'effet des marées est la conséquence de la force gravitationnelle lunaire mais celle-ci produit ses effets sur Terre uniquement sur des
objets dont la masse est très importante comme les océans ou la croûte terrestre, alors que cette force gravitationnelle lunaire est nulle sur des objets aussi minuscules que peuvent l'être les
êtres humains ou les animaux. On peut d'ailleurs constater que les mers fermées (donc plus petites que les grands océans) n'ont pas de marées (ou insignifiantes) malgré leur surface et leur masse
autrement plus importantes que celles d'un individu. Pour fixer les idées, complétons les données du Tableau 2 par des
éléments plus « terrestres » :
Les calculs (cf. Tableau 3) montrent que la montagne, la Tour Eiffel et le médecin exercent une force de marée sur l’être humain respectivement 100 000,
1600 et 80 000 fois plus importante que la Lune !
Ceci est évidemment tout aussi vrai pour les animaux ou pour les plantes (on remplacera le médecin par un vétérinaire ou un agriculteur !).
A partir de là, on peut comprendre que les pseudo-théories qui associent présence d’eau dans les corps (ou de sève dans les végétaux) et position de la lune
ne peuvent être que fantaisistes.
LA LUNE ET LES JARDINIERS
Les notions d’effet de marée ou de Lune montante et descendante ne présentent donc aucun intérêt, que ce soit pour le jardinage, l'émondage ou... la
coupe des cheveux. Cela n’empêche pas que de nombreuses revues de jardinage, ou almanachs « bio-dynamiques », proposent des règles à respecter pour "bien jardiner avec la
lune". Le problème, c’est qu’en les examinant de près, ces règles se contredisent, et varient d'une région à l'autre. Elles résultent d'observations hâtivement généralisées, mais
jamais sérieusement avérées.
D’aucuns, convaincus de la pertinence de la bio-dynamique lunaire objecteront :
« Mais enfin, pourquoi diable remettre en cause ces pratiques
traditionnelles alors qu’elles sont issues d’une expérience multimillénaire en jardinage ? ».
La réponse, c’est que la tradition, même millénaire, ne saurait remplacer la méthodologie scientifique. Les expériences en laboratoire dans des conditions
rigoureusement contrôlées ne valident pas ces pratiques, et, jusqu'à présent, la science agronomique n'en a homologué aucune.
Ajoutons, pour clore ce chapitre que dès la fin du XVIIe siècle, Jean-Baptiste La Quintinie (1626-1688), jardinier de Louis XIV et directeur de
tous les jardins fruitiers et potagers royaux, met en évidence l'absence d'influence de la Lune sur la croissance des végétaux (Instructions pour les jardins fruitiers et
potagers, 1690). "
"voici ce qu'on pouvait trouver dans un hebdomadaire de jardinage comme seule argumentation à son dossier "Spécial Lune" :
"Semer, bouturer, tailler, des gestes importants qui ont besoin d'exactitude,
d'attention, de précision pour réussir. Autant mettre toutes les chances de son côté en les effectuant sous l'influence de la lune. Tour à tour montant puis descendant, l'astre lunaire se déplace
devant les constellations zodiacales et exerce une influence variable sur les plantes." (même l'astrologie est de la fête !)
"Semer en lune montante favorise l'ascension de la sève dans la partie aérienne des
plantes, pour que les graines germent et se développent. Durant cette phase lunaire, travaillez le sol qui doit accueillir les futurs semis, parce qu'il est alors plus réceptif aux influences du
ciel" (astrologie, le retour)
Outre le fait qu'il est assez drôle de constater le rapport étriqué qui est fait entre lune "montante" et l'"ascension" de la sève, tous deux faisant
référence au verbe "monter", les auteurs de cet article se ridiculisent encore plus en mettant en scène leur observation terrestre pour asseoir leur croyance, en effet, si la Lune, depuis la
Terre semble "monter", cela n'est plus du tout vrai lorsque l'observateur se situe hors de la Terre, elle tourne autour, point. On comprendra donc vite qu'affecter du verbe "monter" la Lune pour
la faire coller à la sève qui, elle aussi monte, est relativement simplet (ou terre à terre), mais il paraît que tout cela est objectif... Reste que plusieurs de ces revues de jardinage, ou
almanachs, proposent des agenda pour "bien jardiner avec la lune", le problème est qu'à bien les regarder, ils se contredisent souvent ! Les plantes étant essentiellement composées d'eau,
l'attraction lunaire aurait le pouvoir de faire monter la sève et aider la pousse. Mais qu'en est-il de l'attraction terrestre autrement plus importante qui devrait les plaquer au sol ? A-t-on
déjà remarqué un verre d'eau ou une piscine se mettant à déborder les soirs de pleine lune ?
Mais sur quoi, sur quelles expériences ou faits, reposent ces affirmations pour le moins péremptoires ? Sur rien d'autre qu'une autre affirmation tout aussi
péremptoire : "La lune, depuis 3000 ans que ça marche !" Tu parles d'une preuve ! En fait, une nouvelle
version de la culture anthroposophique de Steiner et son agriculture
"biodynamique". Et lorsqu'on pose la question au rédacteur du fameux article, curieux que l'on est en espérant qu'il nous éclairera de sa science en nous apportant ses éléments de
preuves, que répond-il ? Que ces pratiques sont traditionnelles et issues d'une
"expérience" multimillénaire en jardinage ! Comment diable ose-t-on remettre en cause
des siècles de "pratique" et les ranger au rayon des vieilles lunes ?
L'effet des marées est la conséquence de la force gravitationnelle lunaire mais celle-ci produit ses effets sur Terre uniquement sur des objets dont la masse est
très importante comme les océans ou la croûte terrestre, alors que cette force gravitationnelle lunaire est nulle sur des objets aussi minuscules que peuvent l'être les êtres humains ou les
animaux. On peut d'ailleurs constater que les mers fermées (donc plus petites que les grands océans) n'ont pas de marées (ou insignifiantes) malgré leur surface et leur masse autrement plus
importante que celle d'un individu. Le Soleil a une force de gravitation 200 fois supérieure sur un être humain à celle de la Lune même si sa force de marée lui est inférieure de moitié. La
montagne toute proche, de par sa masse, exerce elle aussi sur l'homme une force de gravitation égale à la moitié de celle de la Lune et une force de marée 100 000 fois supérieure à celle de
la Lune. En effet, "La physique du globe n'est pas la physique de l'individu" comme l'écrit H.BROCH dans son ouvrage "Au coeur de l'extra-ordinaire" qui
donne cet exemple particulièrement intéressant :
"Prenons comme exemple, sur la face de la Terre dirigée vers la Lune, un nourrisson que sa mère enlace tendrement et serrant lui-même un petit ours en
peluche dans ses bras. Nous avons le résultat suivant :
o le rapport
F1/F2 des forces de marée respectives créées par la Lune (de masse M1 située à la distance D1 du point ou de l'individu qui nous intéresse, c'est-à-dire sur lesquelles les forces
s'exercent) et par un autre corps, quel qu'il soit (de masse M2 situé à la distance D2), est égal à M1/M2 multiplié par (D2/D1)³. (noter qu'il s'agit bien du cube des distances et non du
carré)
o le calcul
numérique nous montre que le petit ours en peluche exerce sur le nourrisson une force de marée 20 000 fois plus grande que celle de la Lune. Quant à la mère, la force marémotrice qu'elle exerce
sur le nourrisson est plus de 10 millions de fois (calcul fait pour le point terrestre le plus près de la Lune) supérieure à celle de la Lune !"
o Pour terminer et
se remuer un peu les neurones avant la sieste, quelques questions, et non des moindres, que l'on peut se poser, et auxquelles il faudrait bien que les charlatans de la lune répondent :
pourquoi, alors que la Lune n'est pas éclairée dans sa totalité par le Soleil (premier ou dernier quartier), ne lui impute-t-on pas les effets qui lui sont donnés lorsqu'elle est pleine, bien
qu'elle soit bien aussi présente à ce moment là dans sa totalité ? Car évidemment, un quartier de Lune ne signifie pas que l'autre côté non éclairé soit resté dans les enfers ! Pourquoi ne
reconnaît-on à la Lune une influence que la nuit alors qu'elle est souvent présente aussi le jour, même si on ne la voit pas si bien du fait de la présence du soleil ? Doit-on en conclure que
c'est le couple Lune/nuit qui lui permet de déployer ses effets magiques ? Auquel cas il faudrait peut-être expliquer pourquoi et comment, les habitants des pôles n'étant de ce fait pas concernés
6 mois de l'année ! Enfin, les changements de temps dont la lune est accusée sont un peu fort (réfutés par les relevés statistiques) quand on pense qu'un changement de lune est absolu, une
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