m'écrire

  
cliquez

derniers publiés

droit d'hauteur

"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mercredi 16 avril 2008
publié dans : Publicité !
ce blog :



examine le Grand BlaBla Universel & vogue de dimension en dimension à travers le feuilleton Les Univers Parallèles

autrement on peut y glaner quelques bouts de phrases qui peuvent parfois avoir 1 sens si vous allez vers les proèmes ou bien vers les poses...

sans doute est-il destiné à remplacer à terme le fameux blog "L'Art Se Nique" dont vous devez avoir entendu parler ?
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
créer un trackback
Mardi 15 avril 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS

il se dit qu’ils commençaient à prendre des habitudes ensemble... qu’elle ne le menait pas par le bout du nez... mais que c’était pas loin... mais elle le laissait écrire... elle l’avait cherché... elle l’avait trouvé... & mine de rien elle se l’attachait... la petite futée... futée... ça il l’avait repéré tout de suite... l’air de s’en foutre... mais toujours là... elle partait... elle revenait... elle se baladait autour de lui... elle se frottait à lui... 1 vraie chatte... il sourit… elle voulut savoir pourquoi ? il cligna de l’œil... elle comprit... & elle sourit aussi... ils ne discutaient jamais de l’avenir… ils vivaient au jour le jour... & pour le moment... ça durait... il mordit dans 1 quartier de citron... à quoi pensait-elle ?... elle aussi gardait des rêveries... des idées pour elle... faisait-elle des plans ? avait-elle des projets ? sans en avoir l’air ils partageaient pas mal de choses... mais il y avait autant de choses qui les séparaient... elle portait 1 petite robe jaune... au début il se moquait de la blancheur de sa peau... mais elle avait bronzé… ses jolies jambes étaient luisantes de transpiration… ses épaules aussi... reposant les pieds au sol il se pencha & posa les mains sur les cuisses de la jeune femme... elle lu dans ses yeux le reflet de son propre désir… elle sentit dans son corps le feu qui s’étendait... son cœur qui s’accélérait… ils se levèrent... il alla fermer la voiture tandis qu’elle montait l’escalier de l’hôtel vers la chambre obscure & fraîche... elle l’attendait sur le lit... couchée sur le côté... déjà dévêtue… elle se retourna & le fixa dans les yeux… elle sourit d’1 côté… subitement il ne la trouva plus jolie mais belle... & l’admira... étonné de la ligne du menton... du nez fin & droit... des yeux marrons qui brillaient… chassera-t-elle définitivement mes démons ? se demanda-t-il… elle sentit le changement… elle tendit les bras & l’attira vers elle… ils s’étreignirent & jouirent très vite... peut-être parce qu’il faisait trop chaud pour prolonger cela ? peut-être parce que le désir était trop intense ?

ils étaient allongés sur le dos... côte à côte... les draps étaient humides de leur sueur

 

c’est à ce moment qu’il prit la décision de la quitter
ajouter un commentaire commentaires (17)    recommander
créer un trackback
Samedi 5 avril 2008
publié dans : Le Livre de l'Obscur

revenir au chapitre 1

c’était 1 carnet d’aspect banal... couverture en carton bouilli du genre de celui sur lequel écrivait le grand Hemingway... 1 calepin... le lieutenant de police qui le ramassa n’y prêta aucune attention... simplement il le prit avec des gants & inséra 1 ticket de métro (c’est tout ce qu’il avait de disponible pour ça)là où le carnet était resté ouvert... au cas où...

ensuite il le mit dans 1 pochette plastique qu’il étiqueta... oui... comme à la tévé...

lorsque le carton des pièces à conviction ( ?) arriva sur le bureau du capitaine chargé de l’enquête au 36 quai des Orfèvres le carnet resta au fond... personne ne pensa qu’il pouvait avoir 1 rapport avec 3 morts dans 1 troquet parisien... 3 morts qui prises individuellement n’auraient d’ailleurs rien eu de suspectes... c’est l’ensemble qui était remarquable...

on chercha en vain des virus foudroyants sur les cadavres... des poisons divers... rien...

des crises cardiaques banales ayant provoqué chutes & blessures pour le patron du café & son employé... 1 hémorragie à chaque poignet pour le client inconnu : tailladé comme par des lames de rasoir... là c’était plus curieux : comment avait-il pu faire ça dans le café ?... était-il venu avec ses poignets sanguinolents ?...

les seuls témoins étaient morts...

le carton fut rangé dans 1 armoire du bureau du capitaine avec le carnet & l’enquête se poursuivit... façon de parler d’ailleurs car elle resta au point... mort lui aussi... il fallait 1 élément nouveau pour la relancer... autrement sans être refermée elle resterait en suspens...

les journaux qui l’avaient beaucoup évoquée les deux premières semaines finirent par s’en désintéresser...

1 dimanche soir qu’il était de permanence... après avoir mis au propre & imprimé 6 rapports le capitaine ressortit le dossier & le carton...

il vida le tout sur son bureau & le carnet se retrouva naturellement sur le dessus...

il était seul dans son bureau & la porte était fermée alors il en profita pour ouvrir la fenêtre : il n’en avait pas le droit mais ce fumeur de pipe acharné se dit qu’il avait là 1 occasion d’en bourrer 1 & de l’allumer sans déranger qui que ce soit...

il prit dans 1 tiroir sa blague à tabac & la pipe qu’il laissait toujours avec... la bourrer l’allumer soigneusement & tirer les premières bouffées lui prit moins d’1 minute... ensuite en faisant glisser sa chaise à roulettes il se rapprocha du plateau du bureau pour se concentrer... il prit le carnet en haut de la pile & l’ouvrit là où le ticket de métro était encore en place


(hé hé hé...)

ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
créer un trackback
Mardi 1 avril 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS

elle était debout dans le noir... invisible... sans idée de l'endroit de France où elle se trouvait... écoutant les messages qui s'adressaient à 1 autre : 1 de son amant... lui donnant rendez-vous pour hier soir... 1 amie qui l'invitait à fêter son anniversaire la semaine prochaine... sa sœur qui se décommandait pour dimanche (le petit avait 1 grippe)... 2ème message de l'amant qui l'appelait du restaurant (agacement)... 3ème message de l'amant (inquiétude)... 1 appel d'1 type du boulot avec qui elle avait déjeuné 2 jours plus tôt (elle ne lui avait pas donné son numéro... il avait dû le chercher dans l'annuaire : il l'invitait à prendre 1 verre hier soir... pourtant le coup de téléphone était déjà tardif)... 4ème message de l'amant (énervement & menaces)... elle effaça les messages & raccrocha

 

à la station-service elle acheta 1 bouteille d’eau & 1 sandwich… elle but 1 café sur place

 

1 jeune homme entra… pas très grand… grosses épaules & on voyait les muscles de ses bras sous son blouson…costaud… sans doute à peu près le même âge qu’elle… elle remarqua la force qu’il y avait dans sa démarche 1 peu lourde… il y avait 1 truc bizarre dans son visage… elle se concentra & remarqua qu’il avait le nez 1 peu tordu… il avait dû être cassé…

 

1 grand type allait droit en direction de la porte & faillit le bousculer pour passer en force mais l’arrivant ne dévia même pas… c’est le grand type qui faillit s’étaler… l’autre devait être bien plus lourd… pourtant il ne paraissait pas gras… le grand grommela & sortit

 

planté près de la porte il avait l’air de se demander ce qu’il cherchait… ses yeux parcouraient le petit magasin & croisèrent les siens… il sursauta & rougit… elle sentit son cœur battre plus fort

 

visiblement il hésitait… elle attendait qu’il vienne à elle… qu’il lui parle… elle voulait qu’il le fasse… elle n’avait aucune idée de ce qu’elle devait faire… sauf qu’elle voulait qu’il vienne… qu’il la prenne dans ses bras & la réchauffe

 

brusquement il tourna les talons & ressortit aussi vite qu’il était entré… 1 vraie fuite

 

atterrée elle resta avec son gobelet en plastique dans la main…

ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
créer un trackback
Mardi 1 avril 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS

ce matin la plage est dans la brume... on y voit à 30 mètres... maximum... les blockhaus se sont évanouis dans 1 gris cotonneux... un vent tiède de nord-ouest pousse les embruns vers la dune... des dizaines d’aiguillons humides me piquent le visage... ça n’est pas comme la pluie... des milliers de cailloux & de coquillages sont emmêlés dans des tonnes d’algues rouges qui jonchent la plage...

le ressac silencieux de la mer qui descend... je ne bouge plus... face à l’océan je me dis qu’il n’y a pas de limites (l’horizon n’étant qu’1 illusion)... j’aspire cet air salé... je m’en imprègne... je suis là... je ne bouge plus... face à l’océan

ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
créer un trackback
mettre des photos en ligne sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus