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"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

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Samedi 31 mars 2007
publié dans : Des nouvelles de dieu...

un jour que dieu descendit sur l’Eden pour voir comment évoluaient les enfants au jardin, Adam lui parla :

 

- dites, père… on est vraiment obligés de rester ici ? on s’y emmerde comme des rats morts ! y’a pas beaucoup de jeux ici, & j’aime pas jouer avec la fille…

 

- ne parle pas ainsi, Adam ! surveille ton langage ! & d’abord elle a 1 nom, elle s’appelle Eve !…

 

- peut-être, mais je m’ennuie quand même !…

 

- tu t’ennuies, tu t’ennuies… attends de grandir & de voir ce que je vous prépare, je t’assure que tu ne t’ennuieras pas toujours avec Eve…

 

- oh dis ! c’est quoi ? c’est quoi ?…

 

entre temps, Eve s’était rapprochée…

 

- bonjour, père… Adam, y veut pas jouer avec moi !…

 

- je sais, Eve… je vais vous ajouter quelque chose… mais il ne faudra pas vous en servir tout de suite… il faudra attendre de grandir 1 peu…

 

- qu’est-ce que c’est ?…

 

- attendez, enfin !… voilà : je place 1 p’tit robinet ici… là, je creuse 1 petit trou… voilà, les enfants, j’ai fini ? pas mal, hein ?…

 

- oh, chic !… mais comment on s’en sert ?…

 

- attendez, je vous dis !…

 

- mais ça mouille !

 

- c’est normal !… n’ayez pas peur…

 

- & comment appellerez-vous ça, père ?…

 

- voyons… nous nommerons ça… piscine !

 

 

 

amen

 

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Samedi 31 mars 2007
publié dans : Collages 1982 & autres...

d'après la revue scientifique NATURE :

l'espadrille est la femelle de l'espadon

alors ? convaincu(e) ?

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Samedi 24 mars 2007
publié dans : Tous à l'Elysée

puisque vous tenez tellement à parler de la campagne...

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Samedi 24 mars 2007
publié dans : Des nouvelles de dieu...

ce matin là, en terminant de nouer les lacets de ses joggings de marque, dieu avait l’air préoccupé… il avait d’ailleurs ainsi omis de remarquer qu’1 de ses divines couilles dépassait du large short…

c’était le week-end… des millions de croyants allaient le prier ici ou là… de multiples religions…

il sortit dans l’éther parsemé d’astres scintillants & lança le même défi que tous les jours depuis le 8e jour de la création : le dernier arrivé à Alpha Centauri est 1 con !…

& il démarra en trombe… seul…

son défi ne servait à rien, il le savait… il n’avait personne à qui le lancer en réalité…

dieu s’emmerdait grave…

à cause de cela, il avait laissé filer le Temps… & trop tardivement avait-il constaté le bordel qui s’était installé sur Terre… quelques milliers d’années n’avaient semblé que minutes à son divin chronomètre, résultat : quand il descendit son divin regard sur la petite planète, il y avait eu pas mal de dégâts depuis qu’il avait viré les locataires de l’Eden…

les humains s’étaient multipliés, ne cessaient de jouer aux cons, bousillaient le jardin qu’il leur avait planté, avaient cassé les toboggans & les cages à poules… & maintenant certains avaient envie de tout faire sauter… que ça les démangeaient comme de l’eczéma…

à mi-chemin il s’accroupit au-dessus de la Terre pour mieux l’observer… 1 peu essoufflé (il n’avait arrêté la clope qu’il y a 1 milliard d’années) il fronça les sourcils : ce qu’il voyait était pire que ce qu’il croyait…

putain ! ils m’ont troué la couche d’ozone !… & ma diversité biologique ! merde ! j’ai mis tellement de Temps à la constituer !… regardez-moi ça ! continua-t-il vers personne en particulier… regardez-moi ça… ils ont tout dégueulassé mes océans, n’y a presque plus rien là-d’dans !… bande de sagouins ! je n’peux pas vous laisser seuls 500 ans !…

il entendait les prières monter vers lui… c’était dimanche, le jour des chrétiens… l’heure de pointe… c’en était presque incompréhensible tant il y en avait…

dieu fais-moi gagner au loto mercredi…

dieu guéris mon fils…

dieu fais virer ce con de Duchmard que je lui pique son poste…

dieu fais-moi passer ce putain de torticolis…

dieu fais revenir mon mari…

dieu fais que cette femme écarte les cuisses que je vois sa culotte…

dieu fais arriver plus vite ce putain de métro…

dieu retrouve-moi cette fille aperçue le … nos regards se sont croisés dans le bus…

dieu fais refroidir ma soupe…

dieu rend ses jambes à mon fils…

mais je ne suis pas candidat à la présidence de la république, songea-t-il… démerdez-vous d’abord seuls, moi j’ai mon jogging à finir…

& c’est ainsi que depuis 1 éternité, dieu est grand par la taille, mais visiblement pas par la miséricorde

démerdez-vous !

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Jeudi 22 mars 2007
publié dans : Tous à l'Elysée

ce matin sur France Inter, autour de 8 h 00, émission consacrée aux sondages politiques… extrait d’1 dialogue entre le sondeur & 1 sondée au téléphone :

« - pour quel candidat voteriez-vous… parmi ces noms : Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy ?

- ni l’un ni l’autre !

- vous devez choisir l’1 des 2 !… »

 

bonjour le questionnement biaisé…

ajoutons à cela le fait que (selon d’immuables lois des probabilités) pour 1 échantillon de 800 personnes & des poussières, la marge d’erreur est de 4% en + ou en  -, c’est-à-dire que le résultat qui sera fourni se situera dans 1 fourchette de 8 points (4 + 4) !… ce qui signifie que dire d’1 candidat qu’il est 1 point ou 0,5 point devant 1 autre n’a aucun sens réel…

ajoutons encore que les sondeurs « redressent » les résultats avant de les communiquer, car ils ont en tête des proportions de gens qui ne disent pas toujours ce qu’ils pensent… alors on « redresse »… à la louche… d’autres disent « au pif »…

ajoutons que environ 50% des gens actuellement ne savent pas réellement pour qui ils ont envie de voter…

qu’obtient-on comme résultat ?

des candidats qui se laissent griser par les sondages (tout en niant les suivre)

des gens qui se laissent guider par les sondages & par l’image médiatique de tel ou telle…

des gens qui pensent voter M-G Buffet au 1er tour & Sarkozy au 2e

des gens qui disent avoir toujours été socialistes & qui pensent voter Bayrou, Le Pen, & j’en passe…

etc.

 

les gens sont-ils fous ?…

ils sont surtout de +  en + nombrilistes (voir les questions des « panels » dans les émissions « politiques » de la tévé ou de la radio)…

ils n’ont + aucun sens de la Société, de l’Intérêt général, de la Collectivité…

ils n’ont +  de convictions autre que « moi, moi, moi… »

est-ce à dire que la Politique n’a +  de sens ?

 

non

mais la politique politicarde a laminé les bonnes volontés, le populisme & le clientélisme ont tué l’envie de rêver à 1 monde différent… le moral en berne, les gens sont abattus, n’ont + goût à grand’chose & se laissent conduire à l’abattoir entre 2 émissions de tévé-poubelle (qui font des cartons en audience), 1 match de foot & le tirage du loto… le café du commerce est partout désormais… dans 1 monde de +  en + riche, la désillusion est reine…

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Mardi 20 mars 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

c’est consonne à la porte…

 

c’est pas que ça m’dérange ça m’arrange pas non plus… faut voir…

 

j’ai l’esprit ailleurs mais après tout le porte-monnaie ne change pas de place lui !

 

entrez c’est ouvert !…

 

ils sont deux… deux & demi…

 

la petite rousse bien en chair d’abord… mais je la quitte vite des yeux pour photographier le type qui suit : on croirait qu’elle lui sert de sac à main tellement il est énorme à côté d’elle… le genre Déconnan le Babar mais en plus costaud…

 

& l’air sympathique avec ça !… souriant comme un banquier à 6 heures du soir devant un client sans garantie qui demande un prêt pour acheter son cercueil en 36 mensualités

 

la tête de mon banquier chaque début de mois…

 

de taille à se taper la blonde d’en face qui fait toujours le trottoir du haut de ses trois mètres avec son mètre cinquante de tour de poitrine !

 

d’un index autoritaire épais comme une saucisse de Montbéliard il lui désigne la chaise & le poing fermé qui suit assommerait un mammouth

 

je songe à adhérer vite fait à la S.P.A. au cas où…

 

elle s’assoit genoux serrés pas à l’aise

 

il reste debout à côté d’elle

 

 

 

de voir le volume de mon coquet bureau ainsi rétréci j’en ai un vieux coup de cafard

 

quelqu’un essaie de me faire chanter dit l’homme montagne d’un air mauvais

 

conciliant je fais : rassurez-vous… je suis sûr que vous chantez très bien...

 

il se penche vers moi & je crois qu’on a éteint la lumière !

 

écoute petit… je suis très occupé… je ne peux pas m’en charger moi-même... je te donne deux mille euros maintenant & deux mille après si tu trouves de qui ça vient...

 

& plongeant une énorme pogne dans sa poche portefeuille il en rapporte une petite liasse de billets de cent qu’il laisse tomber sur mon bureau que je crois entendre soupirer d’aise

 

donnez-moi quelques tuyaux… que j’vois par où commencer...

 

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Dimanche 18 mars 2007
publié dans : Coupe du Monde & autres sports...

C'est fait !

Malgré les coups bas répétés de O'Neil Bell, malgré les coups interdits reçus sur la nuque, malgré les coups reçus après le gong, J2M a proprement récupéré sa double ceinture des lourd-légers (89 kg), en sachant changer de tactique au milieu du combat & gérer l'avance aux points qu'il avait accumulée dès les 1ers rounds...

O'Neil Bell, tricheur & truqueur, reste tout de même 1 grand & dur boxeur, terrible puncheur sachant en outre encaisser...

Combat magnifique, intense, & Jean-Marc a su garder la tête froide dans les 2 derniers rounds quand Bell essayait de refaire son retard...

Fidèle à lui-même, Bell qui a failli ne pas disputer ce combat (il était en prison pour avoir poursuivi son compagnon de footing avec 1 hache...), Bell, donc, s'est rué sur Mormeck pendant la conférence de presse d'après-match... la salle de presse est à refaire...

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Samedi 17 mars 2007
publié dans : SARL androïdes et potaches

il avançait sur le trottoir en regardant ses pompes...

il faillit cogner le type qui allait en sens inverse...

au dernier moment, ils s'évitèrent : 1 000 excuses !... plus 1 ! pardon !...

il reprit son chemin, toujours absorbé dans ses pensées...

le 2ème type lui dit hé ! salut !... ça va ?... ouais, ça va, & toi ça va ?... ouais, ça va aussi... bon, bah , salut, hein ?...

alors il leva les yeux..

& rencontra le 3ème type...

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Lundi 12 mars 2007
publié dans : SARL androïdes et potaches
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Dimanche 11 mars 2007
publié dans : SARL androïdes et potaches

Comme Dick Shaver m'a écrit 1 commentaire sur ses talents de danseur de claquettes, comme promis j'ai trouvé sur Youtube sa meilleure performance...
à vous de deviner lequel des 2 il est :

& voici pour Bellelurette qui veut faire des claquettes sur les mains :

 

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Dimanche 11 mars 2007
publié dans : Noirmoutier
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Dimanche 11 mars 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

il ne comprend pas…

 

 môme, pas batailleur, il voulait la liberté dans la rue sur ses patins à roulettes, il voulait être d’Artagnan astronaute, il voulait l’aventure au fond des mers…

 

 adolescent, toujours pacifique, il voulait la liberté de s’oublier sur les pentes escarpées, il voulait courir vite sans s’essouffler, il voulait être aimé…

 

 jeune homme, pacifiste, il voulait la liberté d’écrire, il voulait changer le monde, il voulait être aimé…

 

 maintenant qu’il s’englue dans le quotidien, que le monde n’a pas tellement changé, que l’aventure a pris pour nom « conquête », puis « voyage organisé », qu’il manque de souffle, qu’il n’a rien écrit si ce n’est 10 feuillets de « journal » à 18 ans…

 

 il s’ennuie…

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Samedi 10 mars 2007
publié dans : Mythologies

en écho au formidable numéro de claquettes des Nicholas Brothers, Bellelurette m'a transmis ce clip de la superbe troupe de Riverdance

c'est 1 autre genre, j'adore tout autant, & la rousse beauté irlandaise qui apparait au final n'y est pas étrangère...

 
River Dance -Lord of the Dance
envoyé par cosmic13

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Jeudi 8 mars 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

            les jours qui suivirent commencèrent à se ressembler les uns les autres…

 

l’atmosphère était dégueulasse

 

il faisait moins froid, & il cessait rarement de pleuvoir

 

difficile de sortir longtemps

 

il fallait enfiler bottes & cirés pour se battre contre les rafales violentes & tourbillonnantes, presque de force à les soulever de terre, rabattant les capuches… il fallait pénétrer dans l’épais rideau de pluie, & progresser contre ce souffle énorme le corps tout entier plié en avant, la tête baissée & rentrée dans les épaules, mais cela n’évitait pas d’avoir le visage exposé, vite trempé désagréablement par la pluie froide…

 

c’était comme de plonger dans un univers entier qui semblait être devenu liquide… les rares passants qui se dépenchaient ne pensaient plus qu’à mettre un pied devant l’autre dans la tourmente, évitant les flaques par habitude, sans y voir aucune dérision s’y refléter, & rasant les murs pour éviter les longues gerbes d’eau projetées par les voitures filant sur la chaussée submergée

 

le ciel n’était plus visible... même les arbres nus du jardin devenaient des ombres brouillées, fantômes gris & ternes agités par le vent mugissant ; même les pins d’un vert sombre paraissaient tristes, d’ailleurs dans ce pays venteux une bonne partie de l’année, ils poussaient de biais, rabattus depuis leur naissance par la bourrasque

 

 

 

dans cette tempête, la mer en furie se soulevait pour se jeter sur la plage en vagues écumeuses gigantesques qui explosaient sur la jetée en pierre comme pour tout engloutir… à marée haute, l’eau montait jusqu’aux premières marches de l’escalier en bois... quel contraste avec le paysage d’été, tout de sécheresse accablante, méconnaissable dans l’air & l’eau mélangés, déchaînés

 

 

 

pendant les rares accalmies, quand ils ouvraient une porte, les effluves exhalés par la terre gorgée d’eau s’efforçaient d’entrer, mais ils étaient refoulés par le souffle chaud de l’intérieur entretenu par le poêle & la cheminée où la combustion était permanente… la réserve de bois était au sec depuis l’été sous l’appentis adossé à la maison, & elle était en quantité suffisante pour passer l’hiver entier au chaud s’il avait fallu

 

lorsque le soir il se servait un vieux whisky, le fumet d’iode & de tourbe s’accordait totalement avec le milieu marin ambiant

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Lundi 5 mars 2007
publié dans : Mythologies

Les 2 frangins  virtuoses des claquettes, les Art Tatum du Tap Dance, dans 1 film cultissime de  1942 : Stormy Weather, qui  réunissait (entre autres) : Lena Horne, Fats Waller,  Cab Calloway, &...  les frères Nicholas  (Fayard & Harold)
 

puis les mêmes, encore mômes !

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Dimanche 4 mars 2007
publié dans : Des nouvelles de dieu...

le 1er avril 2007, lorsque l’Iran déclencha le feu nucléaire en direction de la Chine, au prétexte que l’année du cochon devait sortir du zodiaque chinois au profit du mouton (par exemple) on crût d’abord à 1 gag…

la France estimait qu’elle n’avait pas le temps d’attendre le scrutin…

mais le Parlement était en vacances, & Chirac –estimant enfin qu’il avait fait son temps- avait anticipé & s’était déjà installé pour la retraite dans sa modeste chaumière dans sa Corrèze d’élection…  en charentaises, le pantalon remonté jusqu’aux seins, retenu par ses bretelles, il était devant sa télé, 1 cigarette à la bouche (il avait repris la clope), 1 bière sur le bras de son fauteuil, il tenait 1 Playboy ouvert à la page centrale à bout de bras car il avait cassé ses lunettes…

Maman tricotait, assise au coin du feu, la mise en pli 1 peu en bataille car Jacquou avait encore 1 peu de croquant… sur le tapis, le vieux labrador (répondant au nom de Debré) ronflait, 1 filet de bave s’étirant jusqu’au sol…

en d’autres temps les français auraient apprécié cette paisible scène domestique… mais là : il y avait le feu !

comme on approchait de l’élection présidentielle, les évènements politiques se précipitèrent, & l’on forma 1 triumvirat – certains mauvais plaisants le surnommèrent « trium-verrat », parce que l’année du cochon on ne pouvait pas rater ça …

la fine équipe fut composée de Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy & François Bayrou… les temps exigeaient que l’intérêt général passe avant tout le reste, l’union nationale fut décrétée… & ils se mirent au travail…

ils voulaient envoyer les sous-marins nucléaires français au service de l’ONU au large de l’Iran pour le menacer si les attaques se prolongeaient, tandis que d’autres pays envoyaient des forces vers la Chine pour calmer ses ardeurs de riposte…

le 1er problème pour les nouveaux dirigeants français fut que n’étant déjà pas d’accord sur le nombre de sous-marins possédés par la France, ils ne furent pas fichus de se mettre d’accord sur le nombre à envoyer…

en attendant de jouer ça au rami, ils voulurent également envoyer le porte-avions Charles De Gaulle… là, c’était plus facile : on n’en avait qu’1…

mais il était en cale sèche… il ne pouvait être sur zone que 3 mois plus tard… & à l’allure où les évènements se précipitaient, ça ne le faisait pas…

de son côté, Bush avait décidé de ne pas réagir, estimant que ça arrangeait les Uhessas que ses 2 principaux « ennemis » se déchirent entre eux… il était apparu devant les caméras dans son ranch, 2 flingues à la ceinture pour déclarer « non à la guerre ! les Uhessas ne sont pas le gendarme du monde, la guerre ça coûte cher, ça rend impopulaire, & de toutes les façons, j’ai déjà invité tout le monde à 1 barbecue ce week-end & je ne peux pas le remettre !… » (traduction libre par moi-même)

même syndrome que Chirac : étant en fin de mandat, il reprenait ses habitudes… lui avait recommencé à picoler… il comptait sur son frère gouverneur de Floride (encore plus crétin que lui) pour se démerder à se faire élire…

en Gébé, Tony Blair (encore 1 fin de mandat) n’était guère en meilleure forme… sa chute dans les sondages l’avait laissé en slip & chacun savait qu’il ne se représenterait pas… il péchait le saumon en Ecosse…

Poutine était en forme, lui… alerte cinquantenaire, il se voyait encore Tsar pour 40 années au moins (& comptait sur les progrès de la médecine pour prolonger cela), mais il passait ses vacances en Tchétchénie où il testait les derniers modèles de lance-roquettes qu’il avait reçu pour Noël…

résultat : avec les bordées de missiles que s’envoyèrent réciproquement iraniens & chinois, les radiations ravagèrent rapidement la planète… à 9h00 GMT la guerre avait commencé, à 12h00 GMT, elle était terminée…

aucun vainqueur… match très nul…

pendant 5000 ans, il n’y eu aucune trace apparente de vie sur Terre…

au début le niveau des océans avait rapidement monté car toutes les glaces avaient fondu, mais le climat retrouva en quelques son rythme naturel, & la banquise recouvrit la Tour Eiffel à Paris… puis le climat s’adoucit… y aurait-il eu encore des piétons, ils auraient pu bronzer au pied de la Tour Eiffel… mais bien sûr, elle n’existait plus…

puis quelque chose de minuscule sembla bouger… 1 bactérie tremblota… petite gelée informe, elle émit 1 léger courant électrique qui pouvait s’assimiler à 1 pensée : « je suis Dieu » se dit la bactérie…

puis elle se scinda en 2, & la multiplication par division débuta…

& tout recommença

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Samedi 3 mars 2007
publié dans : Coupe du Monde & autres sports...
encore de la pub pour 1 pote !

J2M (www.mormeck.com), 2 fois Gant d'Or, 3 fois champion du monde en lourds-légers (89 kg) WBA-WBC avait perdu son titre en janvier 2006 contre O'Neil Bell au Madison Square Garden de N-Y en tentant d'unifier les 3 ceintures (IBF-WBA-WBC)
il prendra sa revanche le 17 mars à Levallois-Perret (& sur Canal +)
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Jeudi 1 mars 2007
publié dans : POÈMES & ROMANS

Montmartre, un soir.

Dehors : zéro degré centigrade. Il neige par bourrasques.

L'intérieur : une cantine de quartier aux vitres recouvertes de buée. Fait chaud. Les consommateurs sont assis devant des tables ou debout au comptoir. C'est petit. La mangeaille : des odeurs à réveiller les morts...

Concombre, steack-frites, glace, café.

Un type barbu mange silencieusement un énorme sandwich. Un autre ne cesse d'offrir des cigarettes pour qu'on lui paie un pot. Une soprano née à Montmartre veut à tout prix lancer sa goualante, ça démarre, ça tremble, la diction usée. Applaudissements. Un vieux se met à chanter aussi.

Il est bourré.

Il a l'haleine chargée.

Il a du avoir une belle voix.

Le plus beaueau de tous les tannngos du monhonhondeueu...

Onchantpuhaprèdizeures !...

Célpatron y'veupasqu'onchante... Alormap'titfiancée... J'suispaméchant...

Elabohémienne.... Les granzyeunoirs !

Y’a un type, sûrement un maquereau, qui n’cesse de lancer des vannes.

Un coup frappé au carreau, le patron sort. Il revient furieux, s'engueule avec un client... Discrètement.

Il se passe de curieuses choses.

Il y a quelque chose de pourri au pays de Montmartre.

Une créature mal rasée, mi-homme mi-femme, énorme masse à forte poitrine, parle un langage de poète avec une voix de pédale langoureuse. Croisant mon regard, il gomme d’un haussement du menton tous ceux qui s’agglutinaient près de lui & déclare : descendant de Moïse, fils d’Abraham, homme aux mille expédients, pourquoi donc, malheureux, quittant la lumière du soleil, es-tu venu voir les morts & la région sans joie ? Il replonge dans son verre de bière puis reprend : pense à ton retour, les branleurs ne te laisseront point passer, quant à la mort, elle te prendra quand tu seras affaibli par une vieillesse opulente...

Les bruits reviennent, la fumée recouvre sa voix qui s’éloigne...

Le type a réussi à se faire payer un demi, y’cause.

J'aijamaistravailléd'maviej'vaipascommencermaint'nant... Tuvois : j'faimarchélcommerce... & il sort suivi par une put’, véritable loque humaine. Un mètre cinquante, cinquante-cinq kilos, débraillée, bouffie, pas d'âge, plus d'âge.

Montmartre, des semelles à talons hauts qui battent le pavé de la rue frileuse, la froidure de l'hiver.

Alors Lulu... Tuchantpu ? C'est lpatronquiveupas... Moissionmlaisse, jechant’tout’lanuit, hein ?... J'suispaméchant... Mafemmehellahunebellvoix... Je plaisantais... Vous m'envoulépahein ?... Triste tout d'un coup & presque dégrisé, la condition qui l'éclabousse en plein visage.

Tout est vrai, nature. A quelle époque sommes-nous ici ? Ici le temps ne s'écoule pas. Tout est fixé une fois pour toutes. Les filles, les macs, les poivrots, les travelos.

Rue de la Brume.

Commenlesteak ? Saignancuihapoint ? Unchoufarci ? Y'apudtomatfarcies... Pusdtartenon... Une glace ? Moi enfant d’cœur ? Moncul ! Etoidis ? T'auraipaétéabbessparasard ?

Vont-ils se battre ? Apparemment non.

N'ont jamais quitté Montmartre. Connaissent rien d'autre. La chanson réaliste. Le javanais. Derrière cela la misère. Dehors il fait froid. Dedans aussi, au cœur qui est vide, ou trop lourd.

Uncalva !

Unballond’côtes !

Le vrai Paris qui ne changera jamais. Ils connaissent les cafards & les punaises. Moi je suis là : devant mon steack-frites. Je fais un peu la gueule, ne suis pas bavard. Sans ma copine. Ne l'ai pas vue cet après-midi dans la mêlée. Le cours commençait dans l'amphi quand des étudiants sont entrés pour le faire débrayer suite aux incidents de la veille : un commando de nazillons d'une fac voisine était entré pour massacrer des étudiants. Les vigiles n'ont rien vu... Blessés graves, manif.

Bof... Ici on est loin de tout ça. Les règles du jeu sont millénaires. L'aire est bien délimitée, au-delà c'est l'inconnu. Les bourgeois, les étudiants, la haute... Peut-être un jour la guerre ?

14-18 ? 39-45 ? Une autre ? Bah !...

Je suis énervé. J'avais envie d’baiser. Je crois que c'est râpé. J'aim’rai bien que la nuit n’finisse pas, & aller dans un coin chaud, douillet, confortable, avec une fille avec qui discuter, faire l'amour, fumer une pipe, tabac rude. Qu'est-ce que le monde extérieur ? Les emmerdes ! Rien que des emmerdes !

Les soucis petits, médiocres, mesquins, imbéciles, qu'on ne peut éviter.

Problème : je n'ai pas envie de rentrer chez moi, où vais-je passer la nuit ? Avec qui ? Indifférence. La misère s'éternise.