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"En fait, je trouve que d'une manière globale, et tout bien considéré, l'univers est trop sérieux."
Dick Shaver

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Dimanche 27 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
près des eaux immobiles
les vieilles pierres blondes au soleil accablant
séchaient de la douce pluie méridienne
 
les murs à demi écroulés
protégeaient de leur ombre courte
quelques fleurs sauvages
 
la tour encore debout après deux siècles
possédait toujours son toit de lauzes
refuge de quelques corbeaux
 
le chant grinçant des cigales
pulsait dans l’air brûlant
preuve de vie à mes sens assoupis
 
sur l’herbe grillée qui me piquait le dos
allongé je sentais ma sueur ruisseler
habitant de cette vie subreptice
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Dimanche 27 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
ce matin sous le ciel pur d’1 froid jour d’hiver radieux la mer plate comme la lame tranchante d’1 sabre avait la couleur de l’acier bleui par le feu… des reflets de rouille sur sa surface… provenant des algues rouges flottant entre 2 eaux…
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Vendredi 25 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
 (tout ce qui a moins d’une importance cosmique
ne trouve pas grâce à mes yeux)
 
ici & là feuillets épars
flottant à la surface de mon bureau
comme de la conscience qui s’égare
des pensées sur le ruisseau
 
à travers les rues vides
de la planète amère
s’épand le fumet acide
qui monte des cimetières
 
sous le vent froid & perçant de l’hiver
se soulève comme une paupière gourde
une feuille argentée tombée à terre
du grand sommeil déjà lourde
 
j’entends le souffle qui s’engouffre
sous l’ardoise & la plainte
de la charpente qui souffre
& le tocsin qui tinte
 
 
(qu’obtient-on facilement
qui ait quelque valeur ?)
 
 
par ma voix par ma bouche
s’exhale le frisson
mortel pour ce qu’il touche
fatal pour les passions
 
partir pour fuir ses yeux
partir pour s’oublier
partir pour chercher le lieu
partir pour se retrouver
 
quand tombetombent le jour & le soleil englouti
mais que la nuit n’est pas encore là
du crépuscule du soir à celui du matin
je suis seul dans l’entre-deux
 
(alors je pisse
vanité des vanités
je pisse du firmament
sur la Terre dérisoire)
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Lundi 21 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
tissant à genoux tout le jour chaque jour
pour défaire chaque nuit l’ouvrage du jour
Pénélope a-t-elle résisté vingt ans durant
sept fois mille et un jours
sept fois mille et une nuits
aux cent vingt-neuf prétendants
à son corps parfumé offert à travers le voile léger ?
en a-t-elle engendré le dieu Pan ?
 
lorsqu’elle eut retrouvé Ulysse en amant
ne l’a-t-elle pas tourmenté chaque nuit dans le sommeil
introduisant dans son oreille
l’énumération des cent vingt-neuf noms
tissant chaque nuit les noms sur la trame du souvenir
pour défaire chaque jour sur l’écheveau du regret ?
 
« dernier de la série précédente »
Antinoos
Eurymaque
Léocrite
Noémon
Amphinomos
Ctésippe
Agélaos
Léiôdès
Amphimédon
Démoptolème
Pisandre
Polybe
Euryade
Elatos
Eurydamas
Mulvey
Penrose
Bartell d’Arcy
Goodwin
Mastiansky
Menton
Corrigan
O’Reilly
Dillon
Callinan
Lenehan
Dollard
Dedalus
Burke
Cuffe
Hely
Hooper
Brady
du Mont Argus
Boylan
Stanley
Gardner
Helynomos
Léiôdèsburke
Cuffémon
Théowin
Agéboylan
Antidedalus
Hooperdamas
Démodollard
Penros
Mulvos
Mastianskis
Dillonis
Euryade d’Arcy
Callinos
Oreillis
Démogoodwin
Lenedès
Mentonmédon
Pisandsky
Godlose
 « premier de la série suivante »
 
« oui je veux bien Oui »
le ventre et la bouche de l’un
la chevelure et le dos d’un autre
toujours le même et jamais le même
 
Pénélope
toujours la même et jamais la même
 
Pénélope
femme étoilée
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Samedi 19 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
 ainsi naît rateur de l’aspirateur à l’ordinarrateur de l’imagination du littérateur qui n’a qu’à pianoter pour que s’affichent les mots... si Moïse avait connu ça c’est pas 10 commandements qu’il aurait rapporté ! mais 100 au moins !... preuve que le progrès technique ne simplifie pas les choses ! au contraire... ainsi naît rateur de l’aspirateur à l’ordinarrateur de l’imagination du littérateur les feuilles sortent toutes propres déjà corrigées... cette machinatrice laisse place aux remémorts invisibles de l’écriture... fesse lasse du temps passé... cunilinctus baveux spermatique... le visage coincé entre les bords en plastique d’un écran qu’il faut appeler masoschistiquement moniteur... qui reçoit le foutre produit chez la femme par le suintement des glandes & chez l'homme par l'éjaculation pour engendrer des mots !... du texte !... du sens !... même plus besoin de scotcher comme Kerouac les feuilles en guirlandes kilométriques… même plus besoin de paperolles comme Proust pour corriger ajouter retrancher... instrument idéal pour les allongeailles... le traitement de texte vous laisse des pages sans ratures... la virginité éternelle du texte... sédimentation rigoureusement invisible... ne reste que ce qui a été décidé comme un tir tendu vers la page... comme s’il bandait en permanence... jamais recroquevillé sur des bourses raplapla… écrire est sexuel avant d’être textuel... écrire peut être contextuel mais jamais ne doit être consensuel...
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Samedi 19 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
les gouttières pissent comme des ivrognes
la pluie frappe aux carreaux
mais je ne la laisserai pas entrer
 
dans la pièce qui se joue
le brouillard qui sort de ma pipe s’épaissit
 
après la pluie
cette nuit
lorsque tout paraîtra calme
quand le Temps semblera suspendu
j’ouvrirai la fenêtre
je me pencherai au dehors
& je respirerai les odeurs qui s’élancent
de la végétation humide
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Dimanche 13 janvier 2008
publié dans : Le Livre de l'Obscur
pur génie parmi les génies il n’avait conçu sa machine à explorer le Temps que pour son propre usage…
il avait bien compris qu’1 telle invention serait systématiquement utilisée à de mauvaises fins dans cette civilisation n’ayant que le profit comme objectif… société qu’il voulait fuir… il n’en pouvait plus de ce monde sursaturé d’informations désespérantes… les injustices criantes… les inégalités entretenues par les castes dominantes… les guerres toujours… les guerres partout… sans arrêt… les atrocités permanentes qui provoquent à peine l’émoi de quelques uns… la planète ravagée par les pollutions diverses générés par l’activité humaine… des humains se croyant propriétaires de tout ce sur quoi tombe leur regard… faune… flore… eau… air… & qui épuisent en 200 ans ce que la Terre a mis des milliards d’années à produire… sans possibilité de renouvellement… les terres s’épuisent… les océans s’épuisent… la Terre s’épuise…
il ne voyait pas de solution… bientôt 7 milliards de terriens… comment les convaincre tous ?...
alors cette machine serait sa solution exclusive… son moyen de fuite… quand il aurait trouvé 1 époque où la vie lui paraîtrait plus douce il s’y installerait & détruirait cette machine pour éviter toute exploitation mercantile…
dans sa quête il fit de nombreux aller & retour… chaque fois il constatait la même chose… violences… injustices… égoïsmes… oppression… misère sans fond ici & luxe inouï là… belles paroles détournées… utopies dévoyées…
au bout de 8 mois il n’en pouvait plus…
1 nuit de désespoir profond il détruisit toutes ses notes… mit en miettes sa machine… il ne fallait pas qu’on puisse la reconstituer… il ne fallait même pas qu’on puisse se douter qu’elle avait 1 jour existé…
 
il vit encore… si l’on peut dire… oublié dans 1 chambre d’1 hôpital parisien… recroquevillé dans la position fœtale… seules quelques infirmières s’occupent encore de lui… toilette… nourriture par perfusion… encéphalogramme plat
 
il a enfin trouvé son refuge
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Lundi 7 janvier 2008
publié dans : POÈMES & ROMANS
la mer ne dort jamais, & pourtant... à cette heure béate, elle semble si apaisée que sa sérénité s’étend toute aux êtres vivants, aux pierres & au ciel... à la croupe des dunes, au buisson du bois, au ventre de la lande... aux cuisses des ruisseaux, aux chevilles des maisons, aux pieds des rochers... à l’absence des vierges, au cri des nouveaux nés, au sanglot des soldats... au galop des chevaux, aux larmes des crocodiles, à l’envol des cygnes... aux grappes d’or & de miel attendant la vendange pour pleurer l’élixir, aux blés en touffes de blondeur, à la mélopée des marins vendangeurs... & la nuit se fond dans l’azur éphémère, & la Lune vague & solitaire éclaire notre tendresse & nos âmes confondues
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Dimanche 6 janvier 2008
publié dans : Tous à l'Elysée
Carla-Bruni6bis-copie-1.jpg rameuter les journalistes aux ordres & prévenir la planète entière qu'il se tape 1 ex top-model à DisneyLand !...
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Dimanche 6 janvier 2008
publié dans : grosse humeur du jour
Chine--Tibet.jpg

Pekin-2008-JO.jpg

Pekin-2008-JO-bis.jpg
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Samedi 5 janvier 2008
publié dans : Tous à l'Elysée
sego-sarko-notes2-copie-1.jpg
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Samedi 5 janvier 2008
publié dans : Tous à l'Elysée
Royal-cabine-d-essayage-copie-1.jpg
1 peu froissée à la sortie de la cabine d'essayage ?... normal : 19 millions l'ont essayée & n'en ont pas voulu...
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Mercredi 2 janvier 2008
publié dans : SARL androïdes et potaches
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Mardi 1 janvier 2008
publié dans : Tous à l'Elysée

sarko-canote2.jpg
image subliminale (mais pas sublime)... ça voulait dire : "je vais vous apprendre moi ! & vous allez ramer en 2008 !"



























hillary-swank7.jpg pourtant... combien j'aurais aimé être dans de beaux draps !...












Hillary Swank : l'actrice aux 2 Oscars



marilyn43.jpg

Marylin qu'on ne présente plus...

 chacun sa façon !...




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Mardi 1 janvier 2008
publié dans : SARL androïdes et potaches

oeuf1.jpg


que fut l’année 2007 ? 1 monstre de plus… comme d’habitude… 1 monstre qui naît enfle & meurt en 12 mois… qui se consume de l’intérieur pour enfanter & nourrir le monstre suivant : 2008…

ce créatures dangereuses que sont les années qui passent sont des chimères en forme d’œuf… à peine éclos le reptile commence déjà à dévorer tout sur son passage… cortège funèbre… parvenu à maturité très rapidement il vieillit aussi vite & pond 1 œuf unique juste avant de disparaître dans le néant…

une année c’est 1 œuf…

on ne fait –paraît-il- pas d’omelette sans casser d’œufs ?... nous sommes dans 1 drôle d’omelette…

 p.s. : pour l’année prochaine ne pas confondre 2 000 nœuds & 2 000 n’oeufs

oeuf1.jpg

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